mardi 15 septembre 2026

 Newslaitue mai 2026 - 170 eme -

Bonsoir, Bonjour 

" Tu peux laisser les oiseaux de la tristesse voler au-dessus de ta tête,

mais ne les laisse pas faire un nid dans tes cheveux. "

Proverbe japonais

    Allez... une petite pensée lumineuse pour ma Maman, dcd à 95 ans dans une "Unité de soins palliatifs" en Picardie, ma fille de 40 ans présente à ses côtés.

" La mort est la clé qui ouvre le palais de l'éternité. " John Milton (1608-1674)

   Elle a eu une vie bénie, à la campagne, jusqu'à ses 30 ans. Ensuite, ils ont divorcé, mon père n'a jamais payé sa pension alimentaire = insolvable ! Elle s'est retrouvée seule avec 3 enfants dont 2 porteurs de maladie (moi et ma soeur, décédée à 46 ans).

   Elle a assuré comme une cheffe pour nous donner le meilleur ! Gratitude, reconnaissance, MERCI ! 

   Au moment de son "envol", sur son lit d'adieu, en soins de confort et déjà "ailleurs", je lui ai confié ses mots à l'oreille :

" Merci Mémé pour tout ce que tu as fait pour nous, tout ce que tu nous as donné. Tu peux partir en paix totale, sans culpabilité, sans regret, libérée. Tu as été pour nous la meilleure des mamans, on t'aime, je t'aime. A présent tu peux tourner ton regard vers la Lumière que tu vois, respire tranquillement, et va vers elle. De belles personnes vont t'accueillir. Tout est bien, merci, au-revoir. " 

   Immédiatement, elle a versé quelques larmes, et a expiré définitivement... enfin libérée !

   Pour ma fille et moi-même ce fût une expérience bouleversante, belle et "mystique costaud" !

   C'est l'une des plus belles expériences "transcendantales" que j'ai pu vivre ici-bas. Qui a duré plusieurs jours, avant, pendant, et après son enciellement.

   " La mort n'est pas l'extinction de la lumière ; c'est seulement l'extinction de la lampe parce que le jour est venu. " Rabindranath Tagore (1861-1941) 

Ôm Mani Padme Hung !...

   Aucun hasard : j'ai cheminé auprès des Lamas Tibétains durant plusieurs années lorsque j'avais 20 ans. Leurs enseignements m'ont permis de comprendre le sens de ma vie = MERCI !

   De sortir de l'inconscient familial... de me gai-rire, de renaître, d'avoir des réponses à mes questions existentielles d'ado, de jeune adulte, de jeune père (22 ans). Gratitude totale envers le Bouddhisme, qui est une voie de libération exigeante dès que vous entreprenez le chemin. Mais si vous êtes fidèle et persévérant, le résultat est percutant, édifiant, sans appel. 

   Ma mère et moi étions jeunes à l'époque. Une certaine insouciance, légèreté, un doux détachement.

L'impermanence allait faire son oeuvre...

La roue du Samsara passer par là...

Le Karma... Inch'Allah !

Bon, ben vous gardez tout ça pour vous les "amis" : merci !

Bisous, à bientôt sur la route...

Ne vous prenez pas trop au sérieux, la Vie est trop courte...

"Faîtes l'humour pas la guerre"... surtout en ce moment, gast !

Pensez câlins malins et plaisirs coquins, nom d'un pangolin... 


"Aussi impossible que cela puisse paraître, la vie consiste à espérer malgré tout.

Peu importent les moyens puisque, en matière d'espoir,

tous les moyens sont bons : espérez."

Wajdi Mouawad, dramaturge libano-québécois

 

Enlivrez-vous

"Qui tombe des étoiles" Julien d'Abrigeon (vertigineuse et jouissive réflexion sur la folie des grandeurs. Anime la revue BoXon et tapin2.org)

"C'est la gaîté qui m'en impose" François Morel (une précieuse bouffée d'air frais qui rend à notre quotidien ses couleurs chatoyantes)

"Momo et Cérébos" Grégori Baquet / Ludovic Pozas (délicieux, élégant, rigolo, tendre, aimant...)

"Le Livre de l'intranquillité" in "Je ne suis personne. Une anthologie" Michel Chandeigne/Françoise Laye/Patrick Quillier et autres (l'œuvre de Fernando Pessoa, le plus grand des poètes portugais, dcd à 47 ans : délicieux jeu de miroirs littéraires infini...)

"J'ai un mot à vous dire" Jean-Loup Chiflet (juste pour rire rire rire, et ça fait du bien ! Recommandé par François Morel...) 

Musiques

"Pause printemps" Teenage Bed (une douceur et une mélancolie sans esbroufe chez ce Breton exilé au Mans = touchant, tout simplement)

"Tragic Magic" Julianna Barwick / Mary Lattimore (voix cristallines, harpes du XVIIIe et synthés analogiques = album enchanteur !)

"La vie d'après" Duo Brady (2 violoncelles enchanteurs... impression de paix mélancolique planante électro cool = fantastique !)

"Evaporator" Nathan Fake (délicatement propulsif...naviguant entre textures granuleuses et joliesse mélodique = à écouter d'une traite !)

"Amalie's Cosmos" Anne-Sophie Bertrand (harpiste française virtuose, elle propose un dépaysement envoûtant) 

" Etait-ce cela trouver sa place :

savoir donner sens à celle qu'on occupe ? "

Jacques Attali

 

  Nous sommes tous médiocres, vous et moi compris. Pourquoi on vit aussi mal alors qu'on est soi-disant l'espèce la plus intelligente ? Pourquoi on n'arrive pas à s'organiser sans se foutre sur la gueule ? Ce qui cloche dans nos relations humaines, c'est la verticalité. J'ai toujours eu du mal à comprendre la hiérarchie, les rapports de domination. 

   On n'a pas besoin de se vouvoyer pour se respecter. Si tout le monde se tutoyait, il y aurait déjà moins de problèmes. Il faut avoir la lucidité de se dire que, individuellement, nos capacités sont limitées. La seule solution qu'on a pour agir, c'est de se mettre en commun.

   On cherche en permanence la verticalité, avec des dominants et des dominés. C'est une fiction sur laquelle on vit, mais qui n'est absolument pas appuyée par la science. Le mythe de la méritocratie, de la performance nous dit : si tu es à ta place, tu es à ta juste place. Si tu veux en bouger, pour te hisser verticalement, il va falloir que tu travailles, que tu le mérites. Sauf qu'il y en a qui sont nés directement en bas. Donc il n'y a pas de "quand on veut on peut ". Il y a beaucoup de perdants dans cette fiction. Les femmes par exemple. (re)Lisez "Petit éloge de la médiocrité" de Guillaume Meurice, pour aller plus loin... horizontalement ! 

Le souffle

Balaya la terre

S'immergea dans l'un

Puis dans l'autre

Se confondit

Sans se perdre

Se perpétua

Sans s'épuiser.

Le souffle

Se lia

À nos territoires

Se livrant sans réserve

S'offrant

Sans s'absorber.

Andrée Chédid 

A quoi bon les poètes (et la poésie) en temps de détresse ?

La contemplation, c'est quand même le début de la paix !

Mais qui donc est mon prochain ?

Qu'avons-nous fait de notre humanité ?

Un bon remède à l'intelligence artificielle : l'intelligence collective....

Bises fleuries de Mai (et de moi) pour vous,

Jacques

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