samedi 23 mai 2020


Dimanche 07 Juin
Groupe de parole-partage (7eme année, ouvert à tout individu)

" L'amitié : comment je la vis ?
Quelle place elle tient dans ma vie ?
Pour moi, qu'est-ce qu'un.e "vrai.e" ami.e ? "

Lieu : chez Anne à Tréffiagat
14h30  - 17h00 + goûter


Parler à partir de soi, en disant "JE"; écouter l'autre sans jugement ni conseil, dans un climat de vérité, avec nos paroles qui "sonnent" vraies.
Dire qui JE SUIS véritablement, parler de ma façon de ressentir le monde, ma façon de me l'approprier.
Notre groupe de parole-partage n'est pas un groupe de thérapie. Il s'adresse à celles et ceux qui ont envie d'aller plus loin dans la compréhension d'elles-mêmes et des autres. Chacun.e veille au fait que ce que dit l'autre ne soit pas interprété par les autres, mais simplement écouté dans la confiance mutuelle.
Groupe de 10/12 personnes maxi, goûter commun à 17h00, apporté par chacun.e
Coût : adhésion annuelle à l'association 10€
Toutes les 4/6 semaines, le dimanche après-midi en général, parfois le samedi am.

Quelques "commandements" pour la bonne ambiance de notre groupe :
. Tu écouteras ton prochain comme toi-même
. Tu mèneras sérieusement le thème du jour sans te prendre trop au sérieux
. Tu ne monopoliseras pas la parole, mais tu la feras circuler
. Tu ne chercheras pas à imposer ton point de vue
. Tu ne permettras pas que l'on se moque de l'opinion ou de l'ignorance de quiconque
. Tu faciliteras la prise de parole des timides et tu aideras les bavards à la laisser à d'autres
. Tu feras preuve d'humour quand ce sera nécessaire
. Tu ne craindras pas les temps de silence qui permettent aux autres de réfléchir sereinement
. Tu te délecteras du thème du jour et le savoureras avec les autres
. ....

Co-voiturage de Moëlan s/Mer, Quimper, pays bigouden, Fouesnant, Pleuven, Rostrenen,....
Détails-inscriptions :  02 98 55 50 29 ou mèl EPHATA

vendredi 8 mai 2020

Lettre mai - 101eme -

Bonjour, bonsoir

"Comment peut-on se prendre au sérieux quand l'existence
 est si éphémère et qu'elle ne cesse de courir vers sa fin ?"
Andrée CHEDID


   "Pire est la situation,meilleures se révèlent les personnes. Les catastrophes font émerger le meilleur de l'humanité. (...) On souffre ensemble, on travaille ensemble, on éloigne le superficiel, et on découvre l'essence des choses." nous dit Quarantelli, un sociologue spécialisé dans les réactions aux désastres. Bon, c'est sympa ce que nous dit ce monsieur, mais j'attend de voir - très bientôt - si c'est ainsi que vont se comporter mes amis humains une fois libérés de leurs cages.... Vous-mêmes, comment avez-vous vécu le confinement ? Le silence ? L'intériorité, le face à face avec vous-même ? Le regard des autres dans les lieux collectifs ? La parano de certains ? Et le reste....
   Mieux encore, avez-vous, à un moment ou plusieurs moments de ce confinement, appréhendé votre finitude ? Le fait que vous pourriez mourir ? Votre fragilité, votre faiblesse, comment les avez-vous ressenti ? Le fait que nous soyons de simples grains de poussières (J. Higelin) sur la planète : flippant non ?
   Perso, je suis passé par tous les stades, en tant qu'émotif sensitif intuitif. Au début, traversé par un grand nombre de pensées conflictuelles, qui se déplacent dans tous les sens. Puis, petit à petit, grâce aux marches quotidiennes, la méditation, le fait de rester en silence, cette écume se dissipe peu à peu, une paix advient et monte alors du plus profond de soi. Je gérais tout ça avec l'ironie, l'énervement, l'humour et l'action, la parole, l'écrit, entre deux réflexions-lectures des nombreux courriels sympas reçus (merci à vous !), nombreuses vidéos et textes tous plus inspirants les uns que les autres. Quelle créativité mes amis ! J'ai éprouvé quelques fois une "gratitude mystique minimale" (Chesterton). J'en ai profité aussi pour rédiger mes directives anticipées, acte adulte que je vous conseille fortement....

   "Ne crachons pas sur cette possibilité qui nous est donnée de ne pas être embarqué dès le matin dans la lessiveuse de nos vies hâtives, après avoir ingurgité le tombereau d'horreurs que les matinales radiophoniques déversent sur le parvis de nos matins sacrés. "Le siège de l'âme est là où le monde intérieur touche le monde extérieur" nous rappelle Novalis. Je ne considère pas le repli sur soi comme un état, mais comme un mouvement nécessaire. On se jette dans le monde avec appétit. Puis on se rétracte pour réfléchir à ce que l'on a moissonné. C'est le principe du coup de sonde. On a tout intérêt, de temps en temps, à regagner sa grotte.
   Rester chez soi est peut-être plus qu'une directive sanitaire : c'est un projet politique. On se souviendra que, lorsqu'on décrète un jour, par idéologie, qu'il n'y a plus de frontière nulle part et que tout doit circuler, celà se termine un jour par cet impératif : "Restez chez vous !"", nous avertit Sylvain Tesson. Salutaire....

   L'intériorité n'est fructueuse que quand elle rejoint le point de jonction avec l'extériorité. Profitons de ce moment de rassemblement en nous-même pour reconsidérer le monde que nous avons bâti. Bon, bientôt nous allons déconfiner. Et il y a un virus pire que le corona qu'il va nous falloir évincer fissa : le virus du capitalisme !
   Dans ma Lettre d'avril, je vous ai invité à résister, changer de monde, de modèle. C'est le moment. Chacun.e de nous doit reprendre son pouvoir, celui de dire oui et non, de mettre notre énergie, notre argent, notre temps pour bâtir l'autre monde, qui est déjà en marche depuis allez disons 20 ans. Nouveau monde dans lequel vous n'êtes peut-être pas encore entré.e, mais auquel vous aspirez. Celui d'un humanisme spirituel, décrit depuis bien longtemps par quantité de sommités de tous poils, de tous bords, de tous horizons. "L'économie est tombée de cheval et soumise à une nouvelle priorité : la vie pure et simple" nous confie Erri de Luca. Ne retournons pas à l'anormal !

   Le moment est venu. Faîtes clairement un choix positif de nouvelle société, car la prochaine colère de Dame Nature pourrait être bien plus violente que le corona si l'on n'accepte pas de changer... tout ! Si ce n'est déjà fait, il faut nous libérer de la tyrannie de la performance : toujours plus beau/belle, toujours au top, toujours plus haut, toujours plus d'argent, toujours plus de responsabilités (même bénévoles), toujours positif, toujours zen ! Attitudes impossibles, vaines, car nous ne sommes que de "pauvres" petits êtres humains... aux egos surdimensionnés. Et là est le noeud du problème : l'ego humain. Responsable du meilleur (l'amour) comme du pire (le Covid-19).
   "Rien ne sera plus comme avant", vous l'avez lu ou entendu mille fois en deux mois. Chacun.e est conscient.e que nous ne pouvons pas retourner à la normale (l'anormal !), car c'est cette "normalité" qui a provoqué le dérèglement actuel du monde ! Prenons enfin soin du monde, bordel !

   "La méditation assise ne signifie qu'une chose: être confortablement assis dans l'esprit originel. C'est d'ailleurs notre vie de tous les jours dans sa totalité qui doit être envisagée comme méditation assise. Résidez dans l'esprit originel éternel et rien d'autre ! En dehors de cela, je n'établis aucune règle particulière que l'on doit pratiquer." nous dit le sage Bankei dans Propos zen.
   Une des clauses de l'UNESCO dit ceci : «La paix dans le monde ne peut vraiment se réaliser que lorsque chaque individu est en paix avec lui-même ». Incroyable ! Réalisable ?.... 
   C.G.Jung dit presque l'équivalent en ces termes : «Si l'homme ne change pas, alors le monde ne changera pas.». Alors, s'il vous plaît, ne nous offusquons plus en disant «Quand les hommes comprendront-ils qu'il faut changer ?». Commençons par nous-même, sérieusement. N'attendons pas que le monde autour de nous soit en paix pour apprendre à nous apaiser ! Nous risquerions d'attendre (en maugréant, en nous plaignant) jusqu'à notre dernier souffle ! Quelle vie gâchée ! Ne demandons pas à l'autre de changer pour faire notre bonheur. Et si certaines choses ne nous conviennent pas ou plus, agissons en conséquence, prenons nos distances, consolidons-nous, dans le silence, dans l'être, dans le Hara ! 
   «Lorsqu'on est sur le point de dire quelque chose, on doit d'abord faire l'expérience du non-dit. On sent l'espace, et ensuite on dit ce que l’on n’a pas encore dit. On sent l'espace, et ensuite on dit ce qu'on a à dire, ce qui, dans une mesure, accentue l'espace, le place dans une perspective précise.» nous avertit le maître Tibétain Chögyam Trungpa.



"Chaque fois que de l'angoisse arrive, 
je la mets dans une valise que je glisse sous mon lit.
De temps en temps je tire la valise, je la mets sur le lit, je l'ouvre : 
elle ne contient rien, ou bien un lumineux petit arbre fruitier."
Christian Bobin



Des livres et vous :
"La puissance de la douceur" Anne Dufourmantelle (il y a urgence...)
"Le chant du silence. L'art de méditer" John Main (un authentique guide spirituel trop tôt disparu = 56 ans !)
"Zèbre zen" Clotilde Poivilliers (thérapeute et zèbre elle-même... comme votre serviteur !)
"Le siècle vert" Régis Debray (annonce un changement de civilisation...)
"Nos vaches sont jolies parce qu'elles mangent des fleurs" Paul Bedel/Catherine Boivin (témoignage drôle et touchant d'un paysan, 84 ans, sur la vie, le bonheur et bien plus....)
"Anatomie de l'errance" Bruce Chatwin (lecture vivement recommandée)


Musiques
"Tout ce qu'on veut dans la vie" Louis Chedid (album fringant comme un jeune homme, belle vitalité et inspiration, banni toute morosité ou lassitude, propos pleins de sagesse bienveillante, prompts à accompagner les coeurs en hiver. On en ressort régénéré !)
"The complete keen years" Sam Cooke (entre ferveur mystique et transe amoureuse, prince du gospel père spirituel de la soul, Sam Cooke nous a quitté à 33 ans !)  
"Matriochka" Alexandra Luiceanu (un disque d'hypnose ? Un voyage plutôt. Un hymne à l'amour joué à la harpe)
"Les failles cachées" Pomme (peu de mots, beaucoup de sentiments, jolies mélodies, Victoires de la musique 2020 "album révélation" : la beauté est dans les failles...)


Sites


"Si tu lances trop loin le caillou, tu ne peux pas le rattraper.
C'est pareil pour la vie."
Paul Bedel, paysan-écrivain, 90 ans



   Je vous livre quelques bribes de lectures qui m'ont nourri durant cette "retraite" forcée et salutaire, depuis le 16 mars. "... La méditation, une école de liberté intérieure, mais la véritable difficulté qui se pose à nous, c'est de laisser la grâce faire son oeuvre en nous, en évitant de lui faire écran par tous les désirs et passions qui nous encombrent... S'étudier au silence méditatif signifie pratiquer le silence, faire l'effort, parfois laborieux, pour s'y astreindre. En le pratiquant va naître une dynamique du silence, une compréhension par expérience de ce langage particulier qui comprend deux aspects essentiels que sont, d'une part, la perception de la solitude, du vide, du creux qui nous habite, par delà tous les bruits, et d'autre part, l'expérience d'une communion (une commune union ndlr) non plus par le dehors, mais par le dedans. Et nous commençons, un jour, à ne pas nous laisser effrayer par le vide, l'absence où tous les bruits se lèvent, en nous, quand nous faisons silence. Peu à peu, en devenant plus proches de nous-mêmes, nous vivrons cette expérience....

    L'existence humaine est une perpétuelle oscillation entre le manque et l'excès. Le manque, qu'il soit d'ordre matériel, affectif ou spirituel produit en l'homme d'étranges réactions d'aveuglement et d'angoisse. A l'inverse, l'excès, la satiété peuvent provoquer l'assoupissement, le sommeil, le dégoût, ce que Sartre qualifiait de nausée. Céder à l'angoisse du manque ou au dégoût de la satiété, c'est courir le risque de tomber soit dans la récrimination et le refus, soit dans l'ivresse et l'illusion... La vie intérieure, la contemplation, la méditation n'a rien à voir avec cette vie de tiédeur où l'on cherche à se préserver, à protéger sa petite existence des extrêmes, à conserver ses acquis. Bien au contraire, elle suppose ce grand saut dans les bras de la Vie qui prend la barre de notre existence. Il convient donc de changer de registre, de passer de soi à un autre, de moi à "plus grand que mon petit-moi". Et ce passage ne peut se faire qu'en renonçant à conduire soi-même sa propre vie. "La mesure d'aimer la Vie, c'est de l'aimer sans mesure." résume Saint Bernard". Dom Guillaume Jedrzejczak "Sur un chemin de liberté".   

    Avec le décès de Christophe, c'est de l'amour qui s'en va, lui qui chantait la sensualité : " Ma chance a été d'aimer les femmes et de placer l'art au même niveau que l'amour...". Tu nous laisses des mots bleus pour Aline, clins d'oeil aux paradis perdus. Lumière céleste pour toi....
   A l'instar de Jean-Louis Aubert, "je suis un paranoïaque à l'envers, j'ai toujours peur que les gens soient meilleurs qu'ils n'en ont l'air !" Une certaine naïveté... ou espérance en la nature humaine "bonne". Il faut y croire....

   Je vous quitte en vous disant bienvenue dans le déconfinement joyeux, amoureux, solidaire, nécessaire....
   Reprenons le pouvoir sur notre vie, faisons des choix de vivants, des gestes d'amis, contaminés par le virus de l'humilité.... "Ce n'est jamais que l'aujourd'hui qui est l'instant propice".
   Dès le 11 mai, la première personne que je croise qui me propose un "free hug" (ces fameuses étreintes gratuites), je lui saute dans les bras ! 
   Je dis m.... à la pensée mortifère ambiante, et oui à l'Amour humain. Non à "la vie d'avant", oui à l'inconnu, à l'incertitude, au tout est possible, au changement de société in-dis-pen-sable.... 
   Non au virus de l'anxiété, oui à la créativité contagieuse.
   Bises décomplexées déconfinées bretonnes,
   Jacques

dimanche 12 avril 2020

Lettre avril - 100eme ! -

Bonsoir, Bonjour

"Il faut vivre simplement 
pour que d'autres simplement vivent." 
Gandhi  

   C'est la 100eme lettre que je vous écris (et ce n'est pas un poisson d'avril !). C'est dingue ! Parce qu'en commençant il y a quelques années, je ne savais pas où ça me mènerait. Et je ne le sais toujours pas.... Un seul guide : le plaisir. Plaisir de vous partager mes coups de coeur, mes coups de gueule, face à la normose ambiante dans presque tout les domaines : philo, psycho, pensée dominante, sexe, médias, croyances, alimentation, paranos en tous genres, pseudo-gourous-thérapeutes qui veulent notre bien (et notre argent), politique, éco-anxiété,.... Distiller de l'humour, de l'amour, de l'oxygène mental et de la poésie dans ce monde de brutes, de pouvoir, du paraître, des personnages, des habitus, du prêt à penser. En ces temps confinés, nous avons besoin d'oxygène mental. Si je devais être enseignant, je serais "professeur de liberté", comme l'instit libertaire breton Emile Masson en son temps.

   Vous dire, vous re-dire MERCI, pour votre fidélité à mon originalité, un soupçon provocatrice parfois.... Quand je vous croise, ce que vous me dîtes aimer c'est mon humour corrosif, ma lucidité (y'a du vécu coco !), et le fait que je n'ai "rien à vendre" ! Ni théorie, ni technique, ni médicament-alicament psychique ou spirituel, ni croyance. Que de l'espérance.... Je ne sais de quoi mon demain sera fait, car je suis dans un virage existentiel, un choix de vie essentiel, une quête éternelle. Vivons le présent, et quoi qu'il advienne, nous aurons passer du bon temps ensemble. Inch'Allah....

   Fragments de paroles avec la plus punk des chanteuses - poétesses françaises, finistérienne de surcroît, pour mortels avertis... : "Je suis paradoxale, on peut me voir comme un oxymore. Tout est cosmique, alors pourquoi pas moi. Je suis le Tout et le Tout ne meurt pas : c'est une confidence, une chose qui m'est arrivée et que l'on ne peut pas comprendre tant qu'on ne l'a pas vécue. C'est une chose très rare. C'est un état qui a duré 5 secondes, ce fût fracassant et fulgurant. Ce n'est pas une vision, c'est un vécu. Le passé, le futur, le présent, l'infini intérieur et le tout proche, c'est complètement étonnant. Il faut s'accrocher, il faut s'accrocher.... 
   Le Tout est indiscutable. Quand on est celà, eh bien attention.... La poésie n'a pas de contraire. Si elle est mêlée à la musique, elle peut parler à un grand nombre. La musique est la plus belle chose au monde. Avec les chats. Je ne crois pas à la croyance mais je ne suis pas athée. Il faut être aveugle pour être athée. Les religions sont des poisons. La spiritualité celtique est intéressante. Elle peut résonner avec la période actuelle d'ailleurs. Le secret de la longévité, c'est le désir, celui d'inventer, et aussi celui de connaitre, ça peut vous aider...". 

   Elle vous "parle" Brigitte Fontaine, l'éternelle retour ? Encore une "fêlée" à travers qui passe la Lumière.... Et qui me fait vous dire et vous redire, dans les 100 lettres que je vous ai écris, que la Lumière passe très peu chez beaucoup de pseudo gourous-thérapeutes-guides-maîtres-instructeurs j'en passe et des meilleurs, qui vous parlent de spiritualité, bonheur et compagnie.... Par contre, chez un certain nombre d'artistes et de personnes lambda, Elle est là !

   Courir, remplir sa journée. Ne plus pouvoir se reposer. Dans notre époque allergique aux temps morts, s'attarder  n'est pas toléré. Et si, à l'inverse, les instants volés nous libéraient ?.... Refuser de suivre le tempo est un pied de nez. Et peut même s'apparenter à une stratégie de résistance. Une fois de plus, choisissez votre camp !

   Sans doute avez-vous entendu parler, ou même lu, les ouvrages du très médiatique Dr Frédéric Saldmann. J'ai lu l'autre jour dans un hebdo populaire très vendeur ses "commandements". Pour être heureux, pour avoir plus d'énergie, pour mieux manger, pour rester en forme, pour être en bonne santé au quotidien, pour vieillir en restant jeune, .... Un de plus qui vend ses bouquins, comme des ptit's pains, pour anxieux chroniques ! Rien de neuf dans ses conseils, que l'on retrouvent en Yoga ou ailleurs : l'attention à soi-même, la bienveillance, savoir ce qui est important, vivre le moment présent, se tenir droit, manger plaisir modéré mastiqué, le jeûne séquentiel, aérer sa maison, faire du sport quotidien (surtout la pétanque... à laquelle je pensais d'ailleurs pour ma retraite !), dormir au moins sept heures/nuit, porter une écharpe pour garder son nez au chaud (sic), etc. 
   Mais là où il me "scotche grave" le docteur, et où j'ai bien rigolé avec mon épouse et les amis, c'est quand il nous conseille d'avoir douze rapports sexuels par mois, pour augmenter notre espérance de vie de dix ans ! Ce qui nous fait nous "envoyer en l'air" trois fois par semaine, et celà sur douze mois ! Faut la santé mes amis !! Facile à conseiller (sa nouvelle épouse est 20 ans plus jeune que lui = ceci explique peut-être celà...), mais pas si simple à pratiquer. Bref, si vous y arriver, faîtes signe !


"Il y a du chant dans le silence.
Les mots m'enlèvent une plaie vive
Je dis ce qui m'illumine.
L'espace en moi s'est agrandi
Le désert a envahi ma chambre." 
Marc Baron

Enlivrez - vous :
"Faites danser votre cerveau" Lucy Vincent (je danse donc je suis !)
"Slow Démocratie" David Djaïz (salutaire camarades.. car la qualité requiert de prendre son temps !)
"L'abécédaire de l'écologie joyeuse" Eric de Kermel (ouvrage à la joie de vivre communicative, l'écologie abordée avec finesse, équilibre, profondeur, belle et fluide écriture)
"Effondrement ou révolution ? Etat d'urgence spirituelle pour un monde durable et désirable" William Clapier (merci de nous avoir envoyé ton livre l'ami !)
"C'est l'histoire d'un zèbre" William Réjault (thérapeute, médiateur de couples,infirmier, auteur, chroniqueur télé, animateur... une vie riche comme tout zèbre !)
"Changer l'eau des fleurs" Valérie Perrin (on nage en plein bonheur. Bouleversant. UN hymne au merveilleux des choses simples)


Musiques
"Instant spaces" Alain Genty (très méditatif, contemplatif à souhait, disponible sur le site d'Alain G.)
"In winter" Katie Melua + Gori Women's Choir (sublimement incontournable : allez l'écouter sur Arte Concert....)
"Bonaventura" Thomas Howard Memorial (atmosphérique lumineux style Pink Floyd, musique en mouvement riche et séduisante chant léger = disque somptueux)
"Warna" Joey Alexander (pianiste indonésien de 16 ans "Mozart du jazz", joue comme il respire : puissantes inspirations !)



Sites
ker-hars.fr (l'écriture, une échappatoire au confinement)
theartofarielneo.com (une respiration avec l'artiste briécoise Ariel Neo)
silenceonlit.com (silence... nous lisons...)
centenaireborisvian.com (un grand grand grand monsieur)


       
"Relation contemplative : soyons uniques les uns pour les autres,
non pas banalement parce que nous sommes différents
mais parce que chacun de nous est habité d'une parcelle d'infini."
Bernard Feillet (que nous avons accueilli plusieurs fois à Quimper)


   Question : "Quelle danse pour exprimer la colère ?". Réponse : "Le krump. Forcément. C'est une danse de combat, de colère. Le krump, c'est comme se connecter au divin à travers la colère - je ne crois pas en Dieu, mais je crois qu'on peut se connecter à la nature, à la terre, à ce qui nous compose. Aujourd'hui, cette puissance habite profondément ma danse.
"Peut-on parler d'une spiritualité ?". Réponse : " Si j'ai une spiritualité, alors elle m'ancre dans le présent. Un peu comme dans le titre de la chanteuse Berry que l'on a utilisé dans Les Chatouilles, que j'adore : "N'ayez pas peur du bonheur : il n'existe pas, ni ici ni ailleurs." Le bonheur est là, partout. Dans chaque moment simple : une bonne douche le matin, regarder ma fille jouer du piano, mon mari qui se lève de table pour débarrasser... Se sentir aimée et aimer en retour, c'est ça le bonheur". Petit clin d'oeil d'Andréa Bescond, danseuse et autrice.

   Je ne vous ferais pas de blabla sur le Corona. Tout a été dit, écrit, visionné, chanté, dans tous les sens, toutes les chapelles, toutes les théories, toutes les croyances, tout le sérieux, toutes les âneries.... Juste vous proposer de profiter de ce temps méditatif confiné pour se poser les bonnes questions pour l'après pandémie. Quel monde je veux demain ? Quel monde pour mes enfants, mes amis, mes frères et soeurs humains ? Nous devons savoir à quoi nous tenons. Et réveiller alors en nous l'indignation, la colère créatrice qui gît en chacun de nous pour désirer, vouloir, créer un autre monde économique, social, politique, spirituel, humain quoi, après la pandémie. Ce n'est pas un météore qui est à l'origine des changements, mais nous, les humains. Méditons ce "mantra Corona" lu dans Ouest-France : "On va tous mûrir !"... individuellement, ou... on va tous mourir... collectivement ! Parce que Dame Nature n'a que faire de notre "petit moi-moi Je". A méditer camarades....
 
   "J'ai rêvé d'un autre monde..." nous chante Jean-Louis Aubert : le moment est venu mes amis de ne plus être de bons petits soldats bêtes et disciplinés qui vont retourner au boulot "comme si de rien n'était" ! L'heure est à la révolution de nos consciences, de faire le choix du monde de demain dans lequel VOUS voulez vivre. Ne plus laisser le pouvoir aux puissants de ce monde, à ceux qui savent, à ceux qui pensent pour nous. Nous sommes parvenus à un seuil, une étape essentielle, celle d'une nouvelle naissance. Lorsque l'enfant paraît, c'est toujours par un cri. A ce cri primal correspond un autre cri, spirituel celui-là, lors de la naissance d'un nouveau monde. Nous n'y pouvons rien, il n'existe pas d'accouchement sans douleur.... Participons à un autre récit que celui de l'individualisme. Méditer c'est bien, agir c'est mieux ! Contre l'angoisse, la parole est l'outil thérapeutique majeur....

   Enfin, vous dire que dès que nous serons conviés à nous réunir à nouveau collectivement, il nous faut organiser partout, chez moi, chez vous, de belles Fêtes de feu de Dieu ! "Du rhum, des femmes, de la bière nom de Dieu... de l'accordéon !" ça vous rappelle quelque chose. Donc juste une fête amoureuse, tendre, goûtée, on l'on peut se toucher, s'enlacer, s'embrasser, et plus si affinités.... Perso, j'apporte la bière : de la Corona. Ok ? Merci....

   "Wadada" ! ça sonne bien, c'est le nom d'une chanteuse de reggae et ça veut dire paix et amour en éthiopien. C'est aussi le nom du festival de Ploudalmézeau (29). 
   Alors je vous dis : Wadada ! 
   Je vous embrasse... confiné, je vous enlace... confiné.
   Jacques

vendredi 13 mars 2020


Dimanche 05 avril (c'est le Printemps !)
Groupe de parole-partage (7eme année, ouvert à tout individu)

" L'amitié : comment je la vis ?
Quelle place elle tient dans ma vie ?
Pour moi, qu'est-ce qu'un.e "vrai.e" ami.e ? "

Lieu : chez Jacques - QUIMPER
14h30 - 17h00 + goûter


Parler à partir de soi, en disant "JE"; écouter l'autre sans jugement ni conseil, dans un climat de vérité, avec nos paroles qui "sonnent" vraies.
Dire qui JE SUIS véritablement, parler de ma façon de ressentir le monde, ma façon de me l'approprier.
Notre groupe de parole-partage n'est pas un groupe de thérapie. Il s'adresse à celles et ceux qui ont envie d'aller plus loin dans la compréhension d'elles-mêmes et des autres. Chacun.e veille au fait que ce que dit l'autre ne soit pas interprété par les autres, mais simplement écouté dans la confiance mutuelle.
Groupe de 10/12 personnes maxi, goûter commun à 17h00, apporté par chacun.e
Coût : adhésion annuelle à l'association 10€
Toutes les 4/6 semaines, le dimanche après-midi en général, parfois le samedi am.

Quelques "commandements" pour la bonne ambiance de notre groupe :
. Tu écouteras ton prochain comme toi-même
. Tu mèneras sérieusement le thème du jour sans te prendre trop au sérieux
. Tu ne monopoliseras pas la parole, mais tu la feras circuler
. Tu ne chercheras pas à imposer ton point de vue
. Tu ne permettras pas que l'on se moque de l'opinion ou de l'ignorance de quiconque
. Tu faciliteras la prise de parole des timides et tu aideras les bavards à la laisser à d'autres
. Tu feras preuve d'humour quand ce sera nécessaire
. Tu ne craindras pas les temps de silence qui permettent aux autres de réfléchir sereinement
. Tu te délecteras du thème du jour et le savoureras avec les autres
. ....

Co-voiturage de Moëlan s/Mer, Rostrenen, pays bigouden, Fouesnant,....
Détails-inscriptions :  02 98 55 50 29 ou mèl EPHATA