dimanche 1 janvier 2023

 Lettre décembre 2022 - 130eme - 

Bonjour, Bonsoir

" Le courage, c'est de la grâce sous pression."
Hemingway

   Travailler, pour qui, pourquoi ? Par conscience des effondrements en cours, beaucoup de jeunes optent pour des choix de vie en conformité avec leurs aspirations. Quand l'emploi perd de son sens, les salariés décrochent. Entre les aspirations des individus et ce que les entreprises leur proposent, il y a un décalage croissant. Pourquoi y-a-t-il autant d'offres d'emploi sur le marché, et si peu de candidats ?... Nos jeunes diplômés rejettent des carrières qui participent aux ravages sociaux et écologiques en cours. Et ils ont bien raison ! C'est le souffle prophétique d'une génération plus sage que les précédentes. Le révélateur d'un malaise grandissant au cœur de notre jeunesse (je suis père de quatre jeunes concernés par ces mutations : 26, 30, 32 et 40 ans). Ils changent radicalement de voie, se réorientent vers l'agroécologie, l'artisanat ou l'engagement associatif. 

   Quelle vie voulons-nous, nom d'un pangolin ? ! Acter la rupture ou tenter de réformer le système de l'intérieur ? Abandonner la société à ses erreurs ou s'engager en prenant le risque de se salir les mains ? Construire un autre modèle pour soi-même ou avec l'ensemble de la société ? La désertion ou la conversion, à nous... "les vieux", de choisir... aussi, notre camp ! Idée de lecture : Redonner du sens au travail. Une aspiration révolutionnaire, de Thomas Coutrot et Coralie Perez.

   Un peu d'humour dans ce monde de brutes. Humeurs en liberté dans mon quotidien : "Il fait déjà 23 degrés chez moi ce matin. Je fais quoi pour rester à 19 ? J'allume la clim ? Ce n'est pas clair cette histoire de sobriété énergétique et de col roulé...", "ELLE EST LA ! La délicieuse saison du je laisse le four ouvert pendant qu'il refroidit, ça va chauffer l'appart.", "Ne pas allumer le chauffage avant le 1er octobre : mission accomplie. Prochaine mission, ne pas allumer le chauffage avant le 15 octobre.", "J'ai réparé l'ampoule du frigo qui était HS depuis au moins 10 ans. Je me demande quand même si le moment est propice à ce genre de débauche énergétique. J'attends les consignes gouvernementales.", "C'est marrant, j'arrive plus facilement à reprendre des lasagnes qu'à reprendre le sport.", "Puisque chacun y va de sa petite astuce, sachez que pour faire des économies d'énergie je n'allume plus les phares de ma voiture. Ce que les autres automobilistes semblent trouver malin puisqu'un grand nombre d'entre eux me klaxonne pour me féliciter.", "A la place de qu'en penses-tu ?, j'ai écrit par erreur au big boss de la boîte quand penses-tu ? Merci le correcteur d'orthographe ! Si vous ne me voyez plus tweeter demain matin, c'est que je suis en rendez-vous chez Pôle Emploi...".

   Le journaliste demande à Michel Ribes : "Qu'est-ce qui vous fait rire ?". "Le rire qui fait tomber les idoles, les chefs, les dominants. Staline en avait tellement peur qu'il disait : "Un pays vraiment heureux n'a pas besoin d'humour." La religion a été très contraignante sur tout ce qui touchait au rire. On sentait bien que le diable arrivait par là. Aujourd'hui, il existe un autre type de religion :  celle de la réalité, de ce qu'il faut faire ou pas. La religion politique aussi, et tant d'autres... Car il y a toujours une manière d'être qui vous est recommandée et des choses auxquelles il vous est conseillé de croire. Il existe une police de la pensée inquiétante aujourd'hui. Et là encore, le rire doit faire péter tout ça. Les conformismes à dynamiter aujourd'hui sont le bon goût lénifiant, emprisonnant. Les morales définitives asphyxiantes. Le retour à la morale mène aux dogmes, qui finissent mal." A méditer mes amis !

   Le monde de la consommation est vraiment merveilleux : il satisfait tous nos besoins et toutes nos lubies ! Leur inventivité n'a aucune limite et notre crédulité non plus. N'hésitons plus à "faire la fête" ou plus exactement à "faire la fuite" pour éviter de nous poser quelques questions ! Nous vivons anesthésiés par le confort et par les choses rassurantes. Cela, parce que nous sommes suspendus à des rêves qui trahissent nos manques. On se laisse porter et endormir par l'atmosphère ambiante et les petits bonheurs malsains qui nous rendent dépendants. Régression infantile... Le réel pourrait bien nous faire tomber de haut, un jour ou l'autre, jour qui se rapproche... Tomber de cette légèreté insouciante aux obscurs soubassements d'angoisse. Changer alors de comportements, " c'est du même ordre que lâcher la main de sa mère pour l'enfant qui a peur " (Philippe Jeammet). 

   "La tranquillité endort, les contraintes stimulent. De ce fait, on cultive son propre malheur. L'homme se construit davantage par les aléas de la vie quotidienne que par ses rêves. La société que nous avons mise en place ne s'intéresse pas au bonheur des personnes. Elle nous propose un bonheur matériel et factice. Avec notre consentement aveugle, elle utilise notre misère intime à des fins économiques. La quête du bonheur devient alors comme la carotte de l'âne au bout d'un bâton ! L'absence à soi-même et l'insatisfaction sont finalement le moteur d'un progrès trompeur et d'une concurrence effrénée. Comment sortir de ce piège ? Il s'agit d'abord de se guérir d'un passé peut-être mal vécu, de s'avouer nos besoins d'approbation et de compensations. Prendre en compte nos fragilités pour essayer d'être en paix avec nous-mêmes et avec les autres." nous dit Laurent dans le dernier bulletin de leur ermitage situé dans les Alpes de Haute-Provence.
   
   "Oui, j'ose le dire ici, écrit Jean Sulivan, en tout être humain, si l'on excepte les douleurs physiques extrêmes, il y a un royaume de sérénité. Mais cela suppose que l'on n'accepte plus de céder à beaucoup d'impératifs catégoriques de la société. Que l'on ne s'imagine plus que le bonheur vient exclusivement du dehors. Que l'on cesse d'être ballotté par mille agitations en confondant les besoins avec le désir profond. Cela suppose souvent que l'on change le rythme de sa vie. Que l'on préserve un espace d'intériorité. (...) Alors il peut arriver que l'Espérance nous habite au sein de nos misères, la petite joie increvable sans laquelle toute foi n'est qu'une crispation de l'esprit. Je ne vous fais pas la morale. Je vous invite au plaisir de vivre. Celui que nul ne peut vous arracher." 
   A méditer sérieux, mes amis.


" Ceux qui vivent passionnément nous apprennent à aimer,
et ceux qui aiment passionnément nous apprennent à vivre."
Yogananda


Des livres et nous :
"Être quelqu'un de bien. Philosophie du bien et du mal." Laurence Devillairs
"Être à sa place" Claire Marin (être à sa place dans sa famille, son couple, son travail... essai remarquable)
"La tradition des larmes" Jean-Paul Iommi-Amunatégui (s'intéresse aux "pleurs sacrées". Sans pleurs ni abandon, pas d''extase possible!)
"La confiance du matin" Chantal Joly (pour tous ces matins où nous recommençons à vivre... malgré tout.)
"Vide et plénitude" Yves Raguin (ainsi que ses autres ouvrages)

Sites
lecheminsauvage.com (à pied par la France rurale, 1er sentier de grande itinérance en France)
www.icicestcool.org (ne laissons pas la violence pourrir l'ambiance...)
https://www.lionsroar.com (sur la voie bouddhiste...)
finance-fair.org (pour la finance solidaire...)

Musiques
"Garden Party" Florent Marchet (instantanés de vie qui vont droit au coeur...)
"Boredoms & Heartstrings, vol.2" Erotic Market & The Heartstrings (oscille entre ivresse langoureuse, groove chamanique et R'n'B onirique. Le tout est sensuel, piquant. Excitant.)
"When Do We Get Paid" The Staples Jr. Singers (un bijou de famille ! Leur gospel transcende le gospel pour embrasser une soul de toute beauté avec un funk aussi léger qu'un nuage de lait dans le café...)
"Dissonance" Asmik Grigorian / Lukas Geniusas (piano et voix subtilement accordés pour les romances et mélodies de Rachmaninov. Poétique à souhait.)
"Home, before and after" Regina Spektor (œuvre radieuse, l'antidote à tout sentiment de découragement...)


"Donne chaque jour ton sourire,
c'est ton merveilleux cadeau d'amour.
Il ne dure qu'un instant mais fait chanter le cœur."
Soeur Emmanuelle

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs.
Rimbaud, Bateau ivre

   Paroles de sagesse du héros du film Intouchables, Philippe Pozzo di Borgo : " Je vous invite à retrouver l'innocence, le sens du beau, du vrai, du juste, de l'instant présent. Le salut - et non pas l'enfer de Sartre - ce sont les autres ! La réalité de notre vulnérabilité dépasse toutes les possibilités de la science. Elle est constitutive de notre condition humaine. C'est pourquoi je suis contre l'euthanasie. Je prône l'accompagnement avec tendresse et considération, dans l'acceptation de la vulnérabilité inhérente à la Création. L'euthanasie peut être une libération. Mais il y a quelqu'un au bout. Alors, on l'aide, on s'engage mais on ne le tue pas. On ne peut pas avoir une société apaisée, relaxée, si vous tuez les plus fragiles". A méditer par les inconscients qui durant le covid souhaitaient qu'on laisse mourir les plus âgés, les plus fragiles ! 

   Comment prendre soin de soi et de la Terre ? Nous ancrer dans notre corps = incarner pour être en relation avec les autres ; vivre la fraternité = nous ne nous en sortirons pas tout seuls ! Nous n'avons pas d'autres choix que de développer nos capacités de solidarité et d'entraide. Exerçons - nous à regarder sans juger : difficile n'est-ce pas ? Cultiver l'amitié pour résister aux clivages sociaux qui divisent et aux regroupements affinitaires qui séparent (les pour, les anti) ; nourrir notre intériorité = nous offrir des bains de silence, nous immerger dans des espaces naturels, s'imprégner de lectures spirituelles, écouter une musique ressourçante, pratiquer un art, méditer... ; cultiver la gratitude = ressentir de l'amour pour..., adopter un mode de vie plus sobre, nous mobiliser contre le non-sens destructeur et pour nos droits et devoirs à vivre dans un monde digne. Nom d'un pangolin !

   En ce temps de Noël - mais pas que - commençons par enlever les yeux de notre nombril pour nous occuper des autres. Sortir de notre petit confort perso pour diffuser un peu du feu sacré qui nous habite.
   Une minute de danse par jour = un acte quotidien de résistance poétique !
   La sobriété comme style de vie, c'est cool. Juste distance avec les biens, la propriété ; juste répartition des biens entre tous ; juste relation aux biens de ce monde. La justesse, toujours.
   Lève - toi et parle... mon ami.e !
   Bises de Noël à chacun.e et "hug" pour tous,
   Jacques


PS : comme vous sans doute, nous apprenons en cette fin de novembre le décès de Christian Bobin, 71 ans. C'est l'un des plus sensibles écrivains spirituels français qu'il m'ait été donné de rencontrer à travers ses livres, à la télé, à la radio, et une fois "en vrai" à Poitiers. " Pour apprécier la profondeur et la délicatesse de son œuvre poétique, il convient de ralentir. De s'arrêter même. Et de goûter : goûter les mots, les évocations, les images choisies avec tant de soin par l'auteur, et qui nous parle de ce qui nous entoure comme de l'insaisissable. Il écrivait comme pourrait peindre un impressionniste, à petites touches, en fulgurances lumineuses, qui nous saisissent autant qu'elles nous ravissent l'âme. Christian Bobin est à déguster comme une papillote qu'on laisse longuement et délicatement fondre dans la bouche ." (CFDT Magazine, décembre 2022, page 42)
   Toutes celles et ceux qui l'ont apprécié sont aujourd'hui orphelin.e.s. "Je marche seul..." chante JJ Goldman.
   Cadeau de Noël : https://youtu.be/orIIPyMAbc0

lundi 21 novembre 2022

 Lettre novembre - 129eme -

Bonsoir, Bonjour


"L'arbre du silence porte les fruits de la paix."
Proverbe arabe


   Bon ! Mon témoignage "bouddhisme et perversité" a secoué pas mal d'entre vous. C'était son but. Merci pour vos nombreux retours, vos propres vécus positifs et négatifs. "Bouddha de lune, Bouddha de soleil", ainsi résumait l'enseignement du Bouddha un maître zen dont je ne me souviens plus le nom. J'ai la pêche, tout va bien : Bouddha de soleil. Je fais la gueule, c'est la cata : Bouddha de lune !

   J'étudie le Yoga depuis 44 ans. Je l' ai enseigné 22 ans. Alors, une fois de plus je le répète : le but du Yoga (du Zen ou de n'importe quelle autre religion bien comprise) n'est pas de nous donner un corps sain, de nous permettre d'engranger des circonstances dîtes heureuses, de nous apporter richesse, gloire ou santé. Ca, c'est du capitalisme déguisé (donnant-donnant). Le but du Yoga, c'est de nous permettre de faire l'expérience directe que la maladie, la pauvreté et les accidents de toutes sortes ne sont pas des "occultations" du divin, des épreuves à traverser pour aller vers le "mieux" et pour grandir. "Le vrai but du Yoga, c'est d'expérimenter que ces choses dites "négatives" sont déjà, tout de suite, sans transformation aucune, la face cachée d'une dimension d'amour intelligent, entier et inaltérable. La pure conscience lumineuse est toujours là. L'intelligence aimante capable de créer de nouvelles situations et de nouveaux êtres à chaque seconde est toujours là. En moi. En vous. Et tout autour et à travers." nous dit Ariane Buisset.

   Les différents chemins de yoga sont difficiles et demandent des efforts et des renoncements héroïques que seule une minorité d'êtres se sent prête à entreprendre. Le yogi n'est définitivement pas un homme, une femme, ordinaire. Il/elle est définitivement "branché.e" ailleurs. Il/elle est "branchée" au-dessus et au-dedans, et non en dessous et en surface. Le yogi n'est-il pas "celui qui grimpe", "celui qui laboure son propre champ" ? "Plus on avance, plus on doit devenir vigilant" nous rappelle Mère. Et la qualité la plus nécessaire c'est la persévérance, l'endurance et une sorte de bonne humeur intérieure qui fait que l'on ne se décourage pas, que l'on ne s'attriste pas et que l'on fait face en souriant à toutes les difficultés. Facile à dire, facile à écrire ! 

   L'homme est un être de transition : il n'est pas fini, il n'est pas vraiment l'Homme. Il est quelque part entre l'animal et... ce qu'il n'est pas encore. Il est perpétuellement mécontent justement parce qu'il n'est pas terminé, pas parfait. Le yoga va du temps à l'éternité. En calmant notre conscience, il parvient à ralentir le temps et parfois même à l'arrêter. Le Yoga propose un système de valeurs fondé sur l'homme et non sur l'argent. Tout est là. Pourtant il a existé une occidentalisation du Yoga. Pour le rendre plus proche de nous, on a tenté de le simplifier et de le changer. Simple technique anti- stress ?... La dimension spirituelle est favorisée par la pratique régulière du yoga, mais elle met du temps à devenir consciente. On s'occupe d'abord des urgences vitales et parfois il faut traverser une crise d'émergence spirituelle ou une période de dépression avant de ressentir notre besoin d'infini. Le yoga nous apprend le partage et la non-avidité. Et tant d'autres choses. Pratiquons !

   De nouveau une brillante enquête qui tente de cerner les fondements du courant de la psychologie positive, sans jamais prendre parti : " Le Business du bonheur " sur Arte replay.

   Comment vaincre le mal... en nous - même ? Ce combat spirituel ne se joue pas à l'extérieur, mais bien au plus intime de nous - même. Une lutte que chacun mène contre ses mauvais penchants. Nous en avons tous, toutes. Moi le premier ! Trop souvent nous nous dispensons de voir en quoi la question nous concerne. Se cacher à soi-même ses fautes et se focaliser sur celles des autres est une tendance naturelle. Il s'agit de gagner en vérité sur soi-même en quittant la posture de la bonne conscience qui n'a rien à se reprocher. Nécessaire lucidité. Sommes-nous vraiment "impeccables" ?... Or, le mal, je ne le subis pas seulement, il m'arrive aussi de le commettre, même sans le vouloir vraiment. Ne faisons-nous pas tous l'expérience de cet abîme entre ce que nous sommes et ce que nous voudrions être ? 

   Le mal ne nous est pas qu'extérieur. Il s'étend jusqu'à l'intime de notre être. Nous le portons tous en nous. Plutôt que de  nier cette réalité, regardons-la en face. Dans le champ de notre cœur, il y a du bon, mais aussi de l'ivraie. Il nous faut donc travailler les trois plans : psychologique, éthique et spirituel. Guérir de nos blessures, nous éduquer aux vertus qui nous transforment et nous rendent meilleurs, et enfin nous "convertir" à plus grand que notre "petit-moi". Ainsi nous gagnerons en liberté. A l'égard de nos pensées, sensations, émotions, ruminations, souvenirs,.... C'est le labeur de toute une vie ! Un combat... spirituel. Un chemin de conversion vers la lumière sur nos ténèbres, la vie sur la mort, le bien sur le mal. La guerre ne tonne pas que sur les champs de bataille. Ses lignes s'étendent en nous et entre nous, dans nos familles, nos lieux de travail, nos associations.... Construire la paix au quotidien : comment ? En choisissant la paix, en faisant notre part, en étant en paix avec soi - même. Bon courage !


" Il est difficile de dire la vérité, car il n'y en a qu'une, 
mais elle est vivante, et a par conséquent un visage changeant."
Franz Kafka


Enlivrez - vous :
"Et le bien dans tout ça ?" Axel Kahn (quel plaisir de l'avoir accueilli à Quimper... "Pour moi, l'esprit est immanent. L'incroyable capacité des esprits humains, leur communion, la capacité à embrasser la beauté du monde... cela me fait frémir et pleurer." nous dit-il)
"Ce qu'il faut de nuit" Laurent Petitmangin (Un roman fort, qui résonne et donne å penser.)
"Et recoudre le soleil" Gaëlle Josse (de courts textes qui dansent sur la page. Des moments de vie qui vous attrapent l'âme.)
"Qui sauver ? L'homme ou le chien ?" Jacques Ricot (sur notre rapport animal / humain)
"Dictionnaire de l'impossible" Didier Van Cauwelaert

Sites
www.philia-asso.fr (à Quimper et ailleurs...)
https://kaz.bzh/ ( une alternative aux Gafam)
jardin-sec.com (font pousser des plantes sans eau)
www.lustrac-en-transition.coop (initiative à soutenir, merci)

Musiques... "La musique donne une âme à nos coeurs & des ailes à la pensée." Platon
"Fragments" Grazzia Giu (voix à fleur de peau, compositions qui vont droit à l'essentiel = superbe)
"Les micro-siestes acoustiques" Bastien Lallemant (étonnant sentiment de plénitude...)
"Entre eux deux" Melody Gardot & Philippe Powell (comme un rendez-vous auquel on se rend, le coeur au printemps, avec des envies de légèreté et de séduction. J'adore tout chez Melody Gardot...)
"Ma délire" Myriam Gendron (folkeuse canadienne, cet album est une perle rare, indestructible)
"Gabriel Fauré - Complete songs" Cyrille Dubois / Tristan Raës (transmet toutes sortes d'émotions, piano osmotique, grâce et éloquence, comme le chant du ténor CD. Duo en osmose)


"C'est la profonde ignorance qui inspire le ton dogmatique.
Celui qui ne sait rien croit enseigner aux autres 
ce qu'il vient d'apprendre lui-même.
Celui qui sait beaucoup pense à peine que ce qu'il dit puisse être ignoré, 
et parle plus indifféremment."
Jean de La Bruyère


   Dans notre pays, dans notre société, dans notre monde, que voulons-nous sauver ? Une abondance de biens et de services ou une vie bonne ? Un monde vivable pour tous ou la liberté pour certains de circuler en jet privé ? Je vous le demande... L'humain vire - trop souvent - au loup à la seconde où il accède au pouvoir. Gast ! Extinction ? Rebellion !... Comme le dit Jacques Vigne :  « Quand on connaît ses limites, on devient sans limites ! » Alléluia !
   L'humanité et la grâce. Saint Thomas d'Aquin conseille cinq remèdes bien humains contre la tristesse, qui parfois nous envahit : accomplir quelque chose qui nous fait plaisir, pleurer à chaudes larmes, partager sa peine avec un ami, contempler la vérité ou encore... prendre un bain et dormir ! Notre besoin de consolation est universel.

   Dès notre naissance, nous avons dû conjuguer le verbe perdre. Perdre nos moyens, perdre notre innocence, notre emploi, notre virginité, nos amis, un enfant. Perdre nos illusions, aux jeux, perdre notre latin, notre pantalon, nos cheveux. Perdre la vie, son temps, son argent, la foi. Perdre la tête, ses dents, un être cher, etc. En fait, à chaque fois que nous perdons, nous gagnons. Suivez mon regard...

   Régulièrement quand je tape sur mon clavier Bonjour apparaît Bonjouir ! Acte manqué ? Ou réalité vraie ? Je sais : jouir est un gros mot au regard de notre éducation catho, ou autre religion bien pensante. Mais il n'empêche que jouir est de notre devoir d'être humain. Nous sommes ici-bas pour jouir... de la vie pleine, bonne, offerte, ouverte. Par nos cinq sens, nom d'un pangolin ! Le paradis se trouverait là : au cœur de nos cinq sens. Jouir par la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher. Il est vrai que quand nos sens sont mobilisés, le commun des mortels dit qu'il jouit ! D'une musique, d'un met, d'une caresse, d'une vision, d'une odeur. Regardons, touchons, humons, écoutons et savourons la profondeur de la vie. C'est, entre autres, ce que nous a rappelé le pianiste-conférencier atypique et attachant Marc Vella, le mois dernier, lors d'une soirée réjouissante en Finistère sud. Que nous étions créés, ici-bas, pour jouir, et nous réjouir. Alors... jouissons... nom de Dieu ! (hou la la, je vais pas me faire que des amis !)

   D'où vient cette énergie quand je danse, seul ou en groupe, chez moi ou lors d'un concert, d'une soirée ? Peut-être avant tout de mon corps.Grâce à la mélodie qui éveille mon âme, me donne des émotions, réveille cette énergie de vie en moi. Énergie qui vient aussi des autres, quand ils me touchent, sourient. C'est la joie d'être ensemble. Danser, c'est aussi s'oublier, renoncer à son petit ego, s'abandonner, se laisser traverser par une énergie autre. Dans toutes les cultures, musique et danse sont associées au sacré ! La musique nous transporte... ailleurs... puissamment. Vous manquez d'énergie ? Alors, dansez ! N'oublions pas que dans notre vie intra-utérine, notre monde, alors, n'était que rythmes et sons...   

   " Comment élargir la rationalité pour qu'elle devienne généreuse, poétique, excitante, contagieuse ? Afin de ne pas ouvrir des boulevards au populisme scientifique..." nous demandait Etienne Klein lors de sa conférence à Quimper l'hiver dernier. Nous vivons tous dans un océan de préjugés. A méditer...
   Avez - vous essayé la marche méditative pour redécouvrir la ville et... soi - même ?
   Un grand pèlerin intérieur écolo vient de nous quitter. Re-lisons Bruno Latour, théoricien majeur de la crise écologique, qui portait il y a peu une parole prophétique face à un changement devenu inéluctable : " Ça ne va pas "passer". Il va falloir s'y faire. C'est définitif." Ses derniers ouvrages : "Face à Gaïa", "Où atterrir ?", "Mémo sur la nouvelle classe écologique".
   Depuis 129 mois que je vous écris, mon but reste le même : nous inviter à penser, à douter, à chercher.
   Bises bretonnes,
   Jacques

vendredi 21 octobre 2022

 

Ateliers "Méditation, philosophie & psychologie :

marche vers toi - même ! " 

Salle Moma Shala (www.momashala.com)

 1 bis route de Kériforn, Plonéour - Lanvern ( 29 sud )

24 / 26/ 28 / 31 octobre - 02 / 04 novembre 2022

 14h30 - 17h30

 

Déroulement

 . un temps de méditation silencieuse... poésie... musique  + marche méditative.

. un temps d'étude de texte "philosophie & psychologie". Premier texte étudié : " Bouddha de Lune, Bouddha de Soleil. Du matérialisme spirituel. ". Second texte, étudié le 26 : " Ma déclaration d'estime de moi - même ".

. un temps de questions - réponses par rapport au texte lu, échanges, points de vue, expériences vécues. But recherché : nous inviter à penser, à douter, à chercher. Temps vécu comme un "groupe de parole", sans jugement, sans analyse.

. un temps d'harmonisation collective... sonore... avant de nous quitter.

Chaque atelier porte le même déroulement, mais le texte étudié est différent donc les thématiques abordées sont différentes. Vous pouvez donc venir quand vous êtes disponible, quand vous en avez le désir, l'envie.

(Prévoir vêtements souples, de quoi écrire, à boire. Tapis, bancs, coussins, plaids, toilettes, sur place. Mais vous pouvez apporter votre propre confort (chaise) pour méditer, écrire.)

Outils utilisés : sciences humaines, sociales, éducatives. Points de vue des différentes Traditions spirituelles. Apports de différents enseignants d'orient et d'occident, biographies, et nos propres vécus. Photocopies à disposition.

But de ces ateliers : permettre à chacune, chacun, d'accéder à la Connaissance, pour plus de liberté et de fluidité dans sa vie personnelle. Nous rendre plus clairvoyants, indépendants, vivants, aimants, "éveillés". Nous inviter à penser, à douter, à chercher.

 

Coût : 35 euros/atelier (adhésion associative annuelle, photocopies et location salle comprises), 3 ateliers : 90€, 6 ateliers : 150€ . Vous pouvez régler "en ligne" sur le site www.momashala.com. Ou en espèces, ou par chèque (à l'ordre de Morgane Duprat - MoMa Shala). A envoyer ici : MoMa Shala, 1 Bis route de Keriforn, 29720 Plonéour-Lanvern

 

Facilitateur-accompagnateur

Jacques RICHARD, 64 ans, verseau ascendant verseau ! Etudie et pratique la voie du Yoga depuis 44 ans. Prof de yoga - sophrologue - formateur en développement personnel durant 22 ans. Travailleur social pendant 20 ans.

" Quelque chose en moi me pousse à n'adhérer à aucune méthode ni aucune voie en particulier, mais à toujours distiller ce qu'il y a d'universel en chacune, pour constamment revenir vers le centre, vers l'essentiel. A travers la multiplicité des approches, j'ai toujours cherché l'unité des principes."

La présence de Jacques pour « EPHATA » est bénévole.

  

Contact - Inscription

Merci de vous inscrire afin que je prévois vos photocopies :

ephatacornouaille@gmail. com

02 98 55 50 29 (Jacques)

ensuite, inscrivez-vous et payez sur le site des organisatrices : www.momashala.com

Ateliers ouverts à tous à partir de 18 ans. Personnes à mobilité réduite ou handicap visuel bienvenus (prévoir votre chaise/fauteuil).

Possibilité de covoiturage de Quimper, pays bigouden, Concarneau, ailleurs...

 Lettre octobre - 128eme -

Bonjour, Bonsoir ou Namaste !

"Si l'homme a deux oreilles et une bouche, 
c'est pour écouter deux fois plus qu'il ne parle."
Confucius

   Fragments d'un "programme politique"... idéal, donc... irréalisable ! Extraits : estimons - nous les uns les autres, écoutons - nous les uns les autres, sourions - nous les uns aux autres, partageons avec les uns et les autres, félicitons - nous les uns les autres, collaborons les uns avec les autres ; rions, dansons les uns avec les autres, prenons - nous (ou promenons - nous) dans les bras les uns les autres, et éventuellement, aimons - nous les uns les autres ! etc, etc, vous pouvez continuer la liste...
   Tout cela reste un rêve que je porte depuis mes 18 ans. En vain. L'être humain reste incorrigible. Malgré l'apport de la psy et du développement personnel, l'ego résiste. Il n'y a que quand nous avons la tête dans le mur que nous changeons. Et encore... Rester humain est un combat, et on ne doit pas capituler. Il nous faut tenir bon face à la vulgarité et à la violence.

   " Il est impératif de sortir d'un minimum vieillesse sous le seuil de pauvreté " affirment Alain Villez et Yann Lasnier, président et délégué général des Petits frères des pauvres, super association. Nous vivons dans l'un des pays du monde les plus riches, et 635 000 allocataires ont une pension retraite sous le seuil de pauvreté, fixé chez nous à 1 102€/mois. Je rêve éveillé ou quoi ?! Rebellion...
   Un nouveau collectif en ligne calcule, et dénonce, les émissions de CO² de quatre super-yachts de milliardaires français. " On ne dit pas que les efforts du quotidien ne servent à rien. Mais que les émissions de ces milliardaires les ruinent." dit une militante. Selon une étude d'Oxfam et de Greenpeace parue en février 2022, l'empreinte carbone moyenne d'un Français appartenant au 1% des plus riches est treize fois supérieure à celle d'un individu issu de la classe des 50% les plus pauvres. Je rêve éveillé ou quoi ?! Rebellion...

   La question, au fond, est simple : " De quoi a-t-on besoin ? " Non pas " De quoi pouvons-nous nous passer ? ", mais " Qu'est-ce qui nous est suffisant pour vivre et être heureux ? ". Retrouver l'émerveillement, le contact avec la nature, le plaisir des relations humaines, la satisfaction dans la simplicité, mais également la joie dans la répétition, qui est un des rythmes de la vie. Sobriété, heureux dégrisement...

   L'âme humaine n'a pas changé, et ce depuis la nuit des temps. Toute une gamme de maux et de souffrances dont on nous parle en boucle et qui nous inquiètent, vous et moi. Étonnamment, cette peur ne modifie pas vraiment notre façon de vivre. Nous pouvons invoquer la force incommensurable de l'habitude. Mais la raison la plus crédible est que nous ne souffrons pas vraiment avant d'être touchés personnellement par ce que nous craignons. Cela porte un nom qui nous est désormais familier : l'individualisme.

   Pour assurer le maintien de notre somnolence, la vie nous offre le divertissement. Sans lui, pourrions-nous supporter la vision horrifique de ce qui nous menace ? Nous nous indignons parfois. Mais notre sens moral n'évolue presque pas. Il est si doux de vivre sans responsabilité individuelle... La "déchéance morale" de notre société ne tire-elle pas sa source dans notre hypocrisie, notre aveuglement ou nos lâches démissions ?

   Chaque enfant qui naît est doté d'une lumière éclatante de vérité, de beauté et de bonté. Mais si nos intérêts personnels et matérialistes sont les seuls à orienter nos choix, comment cette lumière pourrait-elle arriver à contenir les forces du mal, toujours aux aguets ? Je vous le demande, camarades indignés ?! Nous ne pouvons résister à la tyrannie de nos multiples désirs et de notre vanité sans nous munir du bouclier de la juste mesure. 
   Voilà qui est du pur Yoga et c'est à méditer, camarades méditants !...

   Que reste-t-il des grands récits mythiques qui ont traversé les siècles, et nourrit notre inconscient collectif religieux? Les anthropologues nous répondent qu'il en reste une constante structurale. L'homme produira toujours ce type de récit. " Le fait que les grands récits du 20eme siècle aient dépéri est plutôt une bonne nouvelle : ils étaient des machines qui visaient généralement à la mobilisation, à l'enrôlement au service d'une cause. Mais leur fin laisse un appel d'air. Un vide qui permet le développement d'autres récits. Et parmi ceux-ci, il y a le complotisme, comme on le constate aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Le complotisme, qui tente de tout expliquer par une force obscure, est d'ailleurs aussi une manière de faire du religieux. Un religieux sans Dieu mais avec le diable." nous avertit l'historien Johann Chapoutot.

   Je vous dis ça parce qu'il faut que je vous partage une réflexion inquiétante - avec le recul émotionnel nécessaire - par rapport à nos dernières élections françaises, au printemps dernier. Je suis tombé sur le c.. - et vous aussi peut-être - par le vote pour le RN-FN, au second tour, de la part d'amis de gauche, écolos, "branchés" pleine conscience, intelligents, d'un certain âge donc normalement matures, à fond sobriété simplicité etc. Impossible de discuter avec eux, avec elles : c'est toujours moi qui suit à côté de la plaque, qui n'a rien compris, etc. Fermeture totale ! En grattant un peu, ces mêmes "amis" sont anti-vaccins, portent une haine incompréhensible envers Macron et tout le système autour. Et ces mêmes personnes sont à fond sur les réseaux sociaux, certaines vidéos, certains "conférenciers", certaines croyances. Bref, le contact est rompu pour l'instant. No communication... Pas cool les "amis" !

   En allant l'autre soir à l'inauguration d'une nouvelle salle de yoga à la campagne près de chez moi, une amie m'a fait part du décès de son instructeur spirituel, qui gérait une école, écrivait, formait, etc. Il avait 68 ans. Donc jeune encore. Depuis quelques années, c'est fou le nombre de personnes dont nous avons connaissance qui décèdent entre 65 et 70 ans. Que de belles personnes, sensibles, ouvertes, humaines. De belles personnes partent également à 2 mois, 2 ans, 6 ans, 8 ans, 12 ans, etc. "Chacun sa route, chacun son chemin..." chante l'artiste.

   C'est entre autres pourquoi nous avons décidé, avec mon épouse adorée, de fêter l'année prochaine nos 65 ans (nous avons le même âge, sommes nés le même mois), de ne pas attendre nos 70. Des fois que.... La vie est une fête, célébrons-là ! Le paradis c'est ici et maintenant, à travers nos cinq sens. Le présent est un cadeau = réjouissons-nous. Comment ? En disant "oui" à la vie. Pleinement. Intensément. Ici et maintenant. Carpe diem. Inch'Allah. Om.


" Qui garde son âme d'enfant ne vieillit jamais... "

Abraham Sutzkever


Livres qui délivrent :
"Lettre ouverte aux âmes sensibles qui veulent le rester" Saverio Tomasella
"Le Courage de la nuance" Jean Birnbaum (tire une éthique du débat pour "faire droit à la nuance". Ces pages font un bien fou !)
"Cerveau et nature. Pourquoi nous avons besoin de la beauté du monde" Michel Le Van Quyen (et aussi chez le même éditeur : "Cerveau et silence")
"Tout savoir sur la respiration. Ses dimensions physiologique, énergétique, psychologique et transpersonnelle" Daniel Kieffer
"Les oiseaux" Tarjei Vesaas (chef-d'œuvre du maître norvégien, en communion avec la nature : éblouissant !)

Sites
posevagabonde.fr/blog (comprendre comment les gens vivent les mutations de ce monde)
www.ouaisetalors.fr (éthique et chic, pour lutter contre les discriminations)
www.seniors-autrement.com (vivre les 3eme/4eme âges autrement...)

Musiques... "Sans la musique, la vie serait une erreur." Nietzsche
"Carry Me Home" Mavis Staples & Levon Helm (ce live explose de vie et de feeling soul)
"Sans frontière" Christian Gaubert (un disque de tendresse...)
"Move" Romain Leleu (trompettiste + magnifique quintet à cordes + Anne Paceo + Ibrahim Maalouf ou Raphaël Imbert = plaisir jubilatoire)
"Sonates de Beethoven" Pierre Réach (qualité du tempo, couleurs chaudes... ravissement)
"Tempo" Dom La Nena (imprime le tempo d'un rêve mélancolique et régressif)

"Savez-vous pourquoi vous n'avez pas la paix des profondeurs ? 
Parce que vous croyez que vous êtes..."
Jean Tauler

   Ma mère, 95 ans, est en EHPAD depuis six années. Lucide, sans médicaments, elle est consciente de tout. C'est ça le drame. Cela fait plusieurs années qu'elle demande à tous les professionnels qui la croisent, son médecin traitant, le prêtre, à "partir", mourir. Mais on est en France ! Un coup au coeur pour moi à chaque visite, à chaque coup de téléphone. Elle sombre moralement, mentalement. Et l'EHPAD est régulièrement en quête d'un nouveau psychologue, sophrologue, médecins, etc. Bref, la cata ! Certains résidents paraissent y vivre assez sereinement, mais c'est hélas souvent l'exception. Beaucoup semblent en " transition ", le regard hagard, dans l'attente... Le personnel, souvent en sous-effectif, fait son maximum. Question : tout ça, pour quelles perspectives ? S'il y a un intérêt à vivre, ce que je crois, je ne pense pas qu'il y ait un intérêt à survivre.

   La mort est devenue solitaire, hygiénique et discrète. Le refus de vivre la mort est désormais une norme saine et positive. Mais le refoulement de l'angoisse de la mort ne fait-elle pas que la déplacer ? Certains de nos actes ne sont-ils pas des réactions à des angoisses de mort sans que nous le sachions ? Alors que c'est une croix que les gens portent dans presque toutes les familles. Et une croix qu'une personne sur trois ou quatre portera intimement à la fin de sa vie. La vie, c'est un chaos d'expériences enrichissantes et vivifiantes, et d'autres mortifères et angoissantes. A méditer...

   Les médias. Parlons-en. Les informations ne s'occupent que de ce qui fait du bruit. On ne peut le reprocher à personne. Le système médiatique est fondé sur le bruit, sur l'importance de la rumeur : c'est le principe même du buzz ! On vous livre les faits, quantité de faits, venant de plus en plus loin, des confins de la planète ou de l'Univers, mais vous seul devez en trouver le sens. Angoissant, isn't it ?!... Dans un système d'opinions, c'est à nous qu'il revient de choisir nos médias. Le sens ou le non-sens nous appartient. Il relève de notre liberté personnelle. A l'écoute de la vie qui pousse...

   Pas d'inquiétude à avoir pour cet hiver. La fraternité et la chaleur humaine vont compenser l'absence de chauffage ! Quoi ? On peut rêver.... Vous vous souvenez comment on était insouciants en mars 2020 ? Franchement, à part le fait qu'on nous disait qu'on allait tous mourir si on sortait de chez nous, on avait quoi comme problème ?... Était-ce vraiment si bien avant ? Posons un jugement serein sur notre époque et ne succombons pas à la panique ni au pessimisme ambiant. A méditer...

   Le mois dernier je vous ai proposé de "marcher ensemble" quelques jours, quelques semaines, en France, en 2023. A 64 ans, libre et disponible, je caresse le désir de me balader, randonner, avec l'un ou l'une d'entre vous, pour un pèlerinage cool-tranquille, à notre rythme, quelque part en France (entres autres). 
   Donc merci de me proposer une "aventure pédestre" par chez vous, sur un sentier à découvrir ou redécouvrir. Une, deux ou trois semaines, à définir ensemble. J'attend tranquillement vos propositions. Merci

   Et puis je vous remercie pour les très nombreux courriels et coups de téléphone reçus suite à mon courriel " Bouddhisme et perversité...". Une grande partie de vos réactions est en bas de page. Vous y trouverez également les quatre courriels envoyés simultanément par Jean (35). Depuis 15 années que notre association existe, ce sont les propos les plus violents que nous recevons, avec menaces en plus. Pour le moment, seuls le silence compassionnel, des pensées de paix du cœur et nos prières de guérison des blessures sont nos réponses envers cette personne que nous connaissons depuis 30 ans. Nous en sommes d'autant plus choqués.

   " Ne manquons pas notre unique matinée de printemps...
   Ne manquons pas notre chance unique dans toute l'éternité ! " (Jankélévitch)
   Mantra de circonstance : " Never explain, never complain " (ne jamais expliquer, ne jamais se plaindre). C'était celui de la Reine d'Angleterre !
   Et n'oublions pas : le rire reste la meilleure automédication.
   Pensées d'automne naissant,
   Jacques