dimanche 9 décembre 2018

Dimanche 16 décembre
Groupe de parole-partage (6eme année, ouvert à tout individu)

" L'idéal et la réalité : comment je conjugue/je confronte mes idéaux à la "réalité",
au réel de la société dans laquelle je vis ? "

Lieu : chez Fanchon et Jacques "Levenez" 14 rue Becquerel QUIMPER
 
14h00-17h00 + goûter partagé

Parler à partir de soi, en disant "JE"; écouter l'autre sans jugement ni conseil, dans un climat de vérité, avec nos paroles qui "sonnent" vraies.
Dire qui JE SUIS véritablement, parler de ma façon de ressentir le monde, ma façon de me l'approprier.
Notre groupe de parole-partage n'est pas un groupe de thérapie. Il s'adresse à celles et ceux qui ont envie d'aller plus loin dans la compréhension d'elles-mêmes et des autres. Chacun.e veille au fait que ce que dit l'autre ne soit pas interprété par les autres, mais simplement écouté dans la confiance mutuelle.
Groupe de 10/12 personnes maxi, goûter commun à 17h00, apporté par chacun.e
Coût : adhésion annuelle à l'association 10€
Toutes les 4/6 semaines, le dimanche après-midi en général, parfois le samedi am


 

Quelques "commandements" pour la bonne ambiance de notre groupe :
. Tu écouteras ton prochain comme toi-même
. Tu mèneras sérieusement le thème du jour sans te prendre trop au sérieux
. Tu ne monopoliseras pas la parole, mais tu la feras circuler
. Tu ne chercheras pas à imposer ton point de vue
. Tu ne permettras pas que l'on se moque de l'opinion ou de l'ignorance de quiconque
. Tu faciliteras la prise de parole des timides et tu aideras les bavards à la laisser à d'autres
. Tu feras preuve d'humour quand ce sera nécessaire
. Tu ne craindras pas les temps de silence qui permettent aux autres de réfléchir sereinement
. Tu te délecteras du thème du jour et le savoureras avec les autres
. ....

Co-voiturage de Concarneau, pays bigouden, Moëlan, Rostrenen, ....
Détails-inscriptions : 02 98 55 50 29 ou mèl EPHATA

vendredi 16 novembre 2018

Lettre novembre 2018 - 84eme - 



Bonsoir, Bonjour

"Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores
Etonnons - nous des soirs mais vivons les matins."
Apollinaire


   L'âge adulte nous condamne-t-il à la gravité, éloignant de nous toute forme d'enthousiasme spontané ? Comment réveiller notre âme d'enfant et la puissance d'émerveillement qui lui est corrélée ?
   Réponse à la première question : non, l'âge adulte ne nous condamne pas à devenir c.. ! A condition toutefois de rester vigilant, de ne pas trop nous prendre au sérieux ou pour "quelqu'un", de faire fructifier notre humour, et de rester léger léger léger....
   Réponse à la seconde question : en pratiquant la méditation, le jeu, la danse, la contemplation, la tendresse, la légèreté. Pas la méditation qui nous rigidifie, nous rend sec et intransigeant, replié sur nous-même et arrogant. Non, celle qui nous rend aimant, clairvoyant, bienveillant, souriant, patient, amant,....
   C'est fou le nombre de choses qu'on s'interdit de faire dans sa vie spirituelle (comme dans sa vie sexuelle d'ailleurs) pour correspondre à ce qu'on croît être normal. Afin de mettre un peu d'air nouveau dans notre vie sentimentale, je nous conseille vivement l'écoute des émissions de Victoire Tuaillon sur Binge Audio, et de Maïa Mazaurette sur Arte Radio.

   Evaluer l'impact de l'activité humaine sur la biodiversité, certes, mais que puis-je faire en tant que citoyen lambda ? Enormément de choses camarade ! Exemple : manger moins de viande. Le bétail est l'une des causes essentielles de la déforestation ; il représente 60% des mammifères sur Terre. Nous sommes omnivores, néanmoins manger de la viande 2 ou 3 fois par semaine maximum n'entraîne aucune carence, alors qu'en consommer tous les jours est très mauvais pour notre santé. Aujourd'hui, la meilleure chose à faire est de surveiller notre consommation et de s'informer. Celà s'appelle de la pleine conscience !

   Bonheur procuré par le silence, qui n'est pas qu'une absence de bruits. Le silence psychologique doit l'accompagner pour ouvrir sur les autres niveaux du silence, celui de la conscience, et celui de l'âme ou du "coeur" qui écoute l'esprit. "Sans être nécessairement penseur ou poète, qui n'a jamais entendu la musique du silence ? Silence des montagnes enneigées. Silence d'un soleil couchant. Et même silence d'une mer rugissante. Celui qui ne sait plus écouter la musique de la création, ne saura pas écouter les autres et encore moins le silence de la Vie, du Très-Bas. Monastères, ashrams = écoles du silence habité ?.... L'homme est un être solitaire et communautaire qui a besoin de solitude et de relation pour se trouver lui-même et trouver l'Innommable, l'Indicible. La solitude silencieuse doit être au service de la rencontre avec l'Invisible qui nous y a donné rendez-vous, non pour une stérile introspection narcissique, mais pour un dialogue d'amour qui nous met en communion avec tous les hommes et la terre entière."

   Une solitude ouverte (ephata !) en quelque sorte ! "Si le silence aspire à la solitude et la solitude invite au silence, leur rencontre heureuse n'est pas automatique. Car on peut faire beaucoup de bruit dans sa tête en plein désert et faire silence au milieu d'une foule. On peut être rempli de soi et de ses problèmes dans un monastère et être totalement disponible au coeur du monde. Le silence est plus qu'un retrait spatial : une attitude intérieure." Nous avons tous un besoin vital de silence. "Saint-Exupéry a expérimenté que, dans le silence, l'amour ne pose plus de questions mais s'ouvre au mystère du Vivant et que le Vivant répond à l'homme en le délivrant de ses questions qui l'empêchent d'écouter. Il a découvert aussi que le silence est bien l'espace spirituel qui creuse les vraies relations humaines qui n'ont plus besoin de paroles si souvent sources de malentendus."

   Merci Michel Hubaut pour ces paroles vraies, tirées de son ouvrage Les chemins du silence, que nous avons pu mettre en pratique le we du 11 novembre où nous étions 80 personnes à l'Abbaye de Landévennec (29) : 40 bouddhistes zen et 40 méditants chrétiens pour une plongée en silence le temps d'un we "sans paroles". Dieu que c'est bon d'arrêter nos bla-bla, moi-moi, certitudes, croyances, théories fumeuses et prises de têtes en tous genres.... "Celui, celle qui parle trop évite difficilement la superficialité, les dérapages de la médisance ou de la calomnie (moi le premier). Il n'est pas facile de se taire quand on est persuadé d'avoir raison. Le langage est une des grandeurs de l'homme, chef-d'oeuvre de la création. Nos paroles, mises au service du bien ou du mal, ont toujours le parfum ou l'odeur nauséabonde de la source intérieure d'où elles jaillissent : notre coeur !".




"Ce n'est pas tant de garder le silence qui importe,
mais de lui demander s'il veut bien être le berger qui nous garde."
Gilles Baudry



Enlivrez-vous :
"Chroniques de la haine ordinaire" Pierre Desproges (une dose matin et soir !)
"L'altruisme efficace" Peter Singer (pour révolutionner notre façon d'aider les pauvres. Auteur de "La libération animale")
"Bullshit Jobs" David Graeber (analyse notre relation toxique au travail et défend l'idée d'un revenu universel)
"Happycratie" Eva Illouz (contre le règne de la psychologie positive, dénonce une pseudo-science qui alimente une industrie du bien-être brassant des milliards d'euros. Et alerte sur une idéologie au service du pouvoir !)
"Pas à pas" Erling Kagge (Norvégien marcheur philosophe dynamisant)
"Archipel du chien" Philippe Claudel (parabole sur le cynisme et la veulerie ordinaires, l'indifférence à l'autre et l'apathie morale. Un écrivain pour temps de crises)
"Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez !" Jacques Lecomte (un psy que j'apprécie... suffisamment rare pour le dire....)

Sites :
https://anouslademocratie.fr (déconstruit les mythes qui servent à légitimer notre système représentatif : VOUS avez du pouvoir !)
www.facebook.com/lagrainedeferme (projet ami à soutenir en Poitou-Bonnevaux)
https://www.letelegramme.fr/soir/agriculture-a-kervel-une-ferme-collective-en-projet-08-11-2018-12127729.php
 https://weareawelcomingeurope.eu/fr (pour une europe accueillante)

Musiques pour l'âme :
"Out of season" Beth Gibbons - Rustin Man
"Worrisome heart" Melody Gardot
"In the heart of the moon" Ali Farka Toure/Toumani Diabate
"Saint-Saëns, Piano concertos 2 et 5" Bertrand Chamayou
"Al silencio" Carolina Katün (place aux silences d'une musique intense et poétique)


"La vie est un passage,
le monde est une salle de spectacle.
On entre, on regarde, on sort."
Démocrite



   Avis de lecture incontournable ! En cette année 2018, parmi tous les livres que j'ai pu lire, il y en a un, que l'auteur nous a offert, que je vous recommande, c'est celui de William Clapier "Quelle spiritualité pour le 21eme siècle ?". En 250 pages, il éveille notre conscience à ce qu'est la vie spirituelle - apprentissage continu -, l'expérience spirituelle avec ses cycles, pour une spiritualité en dialogue en tant qu'acte politique essentiel !
   William n'oublie pas de nous rappeler les écueils dans lesquels nous tombons tous sur le chemin, ombres et désillusions, moi égocentré, renoncements et émondages salutaires, inattentions et diversions, seuils de maturation, heureuses épreuves, discernement et liberté, etc.
   L'auteur, par ailleurs méditant lui-même, fait le tour des voies orientales et occidentales qu'il a expérimenté concrètement, étayant la dimension spirituelle de la vocation humaine. Educateur en milieu scolaire après avoir été religieux carme durant 23 années, vivant en couple, il nous partage largement son histoire de vie dans laquelle vous et moi pouvons aisément nous reconnaître. William et moi avons le même âge. Nous avons le même parcours-quête depuis l'adolescence, nous sommes passés dans les mêmes centres-lieux spirituels en France. Je suis en phase totale avec ses 250 pages : une écriture vraie et décapante, lucide et clairvoyante, actuelle et vivante !

   Lao-Tseu décrit de façon merveilleuse le processus et le but de la méditation : " Faîtes le vide en vous-mêmes, laissez votre esprit demeurer en paix. Dix mille choses s'élèvent et retombent pendant que le soi surveille leur retour. Le retour à la source est l'immobilité, ce qui est dans l'ordre de la nature. L'ordre de la nature est immuable. Connaître la constance est sagesse. Ne pas connaître la constance mène au désastre. La connaissance de la fidélité ouvre l'esprit. Avec un esprit ouvert, vous aurez un coeur ouvert. Avec l'ouverture du coeur, vous agirez de façon royale. En étant royal, vous parviendrez au divin." (in "La parole du silence" Laurence Freeman, p. 163)

   Mantras d'automne : "Sat-cit-ananda", " Om Tat Sat", "Aime la Vie, Aime-toi, Aime ton prochain" , "Prends tout et grandis", "Do it !", "Be different",....
   Je nous souhaite, cet automne, de "garder branché le fini dans l'infini"....
   Jacques

dimanche 21 octobre 2018


Dimanche 04 novembre
Groupe de parole-partage (6eme année, ouvert à tout individu)

" Le Pardon (la part de soi donnée à l'autre) : comment je me suis pardonné à moi-même, comment j'ai pardonné à l'autre ? En quoi le pardon m'a aidé à évoluer, à changer, à grandir humainement ?"

Lieu : chez Véronique à Quimper
14h30 à 17h00 + goûter partagé

Parler à partir de soi, en disant "JE"; écouter l'autre sans jugement ni conseil, dans un climat de vérité, avec nos paroles qui "sonnent" vraies.
Dire qui JE SUIS véritablement, parler de ma façon de ressentir le monde, ma façon de me l'approprier.
Notre groupe de parole-partage n'est pas un groupe de thérapie. Il s'adresse à celles et ceux qui ont envie d'aller plus loin dans la compréhension d'elles-mêmes et des autres. Chacun.e veille au fait que ce que dit l'autre ne soit pas interprété par les autres, mais simplement écouté dans la confiance mutuelle.
Groupe de 10/12 personnes maxi, goûter commun à 17h00, apporté par chacun.e
Coût : adhésion annuelle à l'association 10€
Toutes les 4/6 semaines, le dimanche après-midi en général, parfois le samedi am.

Quelques "commandements" pour la bonne ambiance de notre groupe :
. Tu écouteras ton prochain comme toi-même
. Tu mèneras sérieusement le thème du jour sans te prendre trop au sérieux
. Tu ne monopoliseras pas la parole, mais tu la feras circuler
. Tu ne chercheras pas à imposer ton point de vue
. Tu ne permettras pas que l'on se moque de l'opinion ou de l'ignorance de quiconque
. Tu faciliteras la prise de parole des timides et tu aideras les bavards à la laisser à d'autres
. Tu feras preuve d'humour quand ce sera nécessaire
. Tu ne craindras pas les temps de silence qui permettent aux autres de réfléchir sereinement
. Tu te délecteras du thème du jour et le savoureras avec les autres
. ....

Co-voiturage de Concarneau, pays bigouden, Lorient, Rostrenen....
Détails-inscriptions : 06 88 08 97 12 ou mèl EPHATA

samedi 29 septembre 2018

Lettre octobre 2018 - 83eme -


Bonsoir, Bonjour


"Chacun ressent, je pense, qu'au fond de lui 
une partie de son moi demeure inexprimée"
V.S. Naipaul



   Pourquoi cette citation ? "Parce que très peu de gens vivent des vies pleines et entières. Toute vie est incomplète, et je ne connais personne qui estime que son existence est parfaitement réussie, pleine. Chacun ressent, je pense, qu'au fond de lui une partie de son moi demeure inexprimée", confiait V.S. Naipaul, décédé le 11 août dernier, à la veille de ses 86 ans. Relisons son beau roman "La moitié d'une vie".

   La méditation ou la pleine conscience nous font croire que si nous sommes dans un bon état d'esprit, alors nous aurons une bonne vie.... Mais on ne peut jamais atteindre le bonheur replié sur soi. Le bonheur, la bonne heure, est toujours relié à l'autre, aux autres. Avec la psychologie positive à la fin des années 1990, émerge le bonheur comme nouvel horizon du moi. L'idée de bonheur est au coeur même du projet de la société libérale (augmenter le plaisir, diminuer la souffrance). La psy positive met l'accent sur l'individu, sa "responsabilité" afin de s'élever au-dessus de notre misère ordinaire. "Dans cette pensée, le malheur et la pauvreté deviennent une question d'échec psychique, et le bonheur ou la réussite une disposition intérieure du moi.... En ce sens, la poursuite du bonheur, telle que la conçoivent les apôtres de la psychologie positive, n'est finalement rien d'autre que la servante des valeurs individualistes imposées par la culture néolibérale. Martin Seligman en est le principal fondateur., mais il a mis sa théorie au service du pouvoir : les grandes entreprises et l'armée. En 1998, il s'est fait élire président de l'Association américaine de Psychologie (APA) : les chèques de fondations ne sollicitant que des "winners" commencèrent aussitôt à pleuvoir pour un programme consacré à " l'exploration du rôle du bonheur et de la spiritualité dans une existence réussie" ! Suivirent les financements de multinationales afin d'augmenter la productivité et l'implication des salariés (n'oublions pas que le plus grand pouvoir que l'on puisse exercer sur quelqu'un c'est de lui procurer du plaisir !...).

   Celà correspond parfaitement au projet d'un gouvernement néolibéral soft.... Le problème, c'est que rendre une psyché résiliente, si celà marche trop bien, c'est le genre de ressource qui vous rend imperméable à votre propre souffrance et à celle que vous infligez aux autres. La psychologie positive devient alors une philosophie de l'oubli. L'impératif du bonheur instaure une nouvelle hiérarchie émotionnelle entre les gens heureux ou de bonne humeur et ceux qui ne le sont pas ou se plaignent. Chacun d'ailleurs commence à interpréter chez les autres et chez soi-même le fait de se sentir mal comme une faiblesse, une incapacité à être ce qu'on devrait être - fort et positif ! Alors que pour les romantiques, le mal-être donnait du prestige. Comme chez les artistes, la souffrance était synonyme de créativité, de lucidité, d'esprit. Aujourd'hui, ce n'est plus la sensibilité en tant que marque d'une intelligence supérieure qui compte, mais l'adaptabilité, la flexibilité, la capacité de rebondir et de ne rien attendre ni de votre employeur ni de l'Etat. Et celà est très visible dans les livres de développement personnel ! Résultat : la société ou l'entreprise éliminent "les gens à problèmes".... Alors que les sagesses orientales et occidentales étaient des façons de vivre et d'accepter la souffrance comme faisant partie du processus d'apprentissage de l'existence, la pensée positive rend la souffrance proprement inintelligible, parce qu'ennemie de la psyché bonne. Elle est ainsi vécue comme un motif de culpabilité : non seulement l'individu souffre, mais il a honte de souffrir !

   Le problème posé là est qu'on oblitère la dimension tragique propre à toute vie humaine. En vérité la psychologie positive est une science de charlatans qui veut faire de nous des gens qui arrivent à interpréter tous les malheurs en occasions et signes que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Que ce que nous vivons comme souffrance n'est que l'expression de notre insuffisance morale et cognitive, et qu'il faut donc y travailler. Nous sommes devenus des "happycondriaques anxieusement focalisés sur leurs moi respectifs" ! Il est clair que la psychologie positive vise à nous faire accepter les principes du monde néolibéral. Elle crée de l'obéissance. Ce travail permanent sur soi est ironiquement antithétique avec la possibilité d'être heureux. Le bonheur tient à la capacité de se contenter de ce qui est suffisamment bien. La psychologie positive entraîne avec elle sa propre tyrannie : elle place l'individu en position d'instabilité et de perpétuelle insatisfaction ! ".
   Voilà qui est dit, et ça fait du bien une fois dit, nom de Zeus ! Et c'est signé Eva Illouz dans L'OBS-23 août et Télérama 12/09 (ses travaux portent sur la marchandisation des émotions et le "capitalisme affectif". Elle est l'auteure de plusieurs essais dont "Pourquoi l'amour fait mal" ou "Les sentiments du capitalisme").
   Emmanuel Mounier nous avertissait déjà en son temps que la personne en nous ne peut croître "qu'en se purifiant de l'individu qui est en elle". C'est à dire de notre petit moi-moi-moi qui brouille notre bonheur d'être simplement nous-même, de nous adapter au réel. Toute tradition spirituelle possède une dimension communautaire.


"Vivre, c'est quand même exceptionnel.
Trouver sa voie, sa liberté, voilà la grande aventure de l'existence."
Eva Jospin, artiste "végétale"



Des livres et vous :
"Lire et vivre" Tzvetan Todorov, préface d'André Comte-Sponville
"L'animal est-il un homme comme les autres ? Les droits des animaux en question" Aurélien Barrau/Louis Schweitzer (la frontière entre l'humain et l'animal disparaît...)
"Exister, résister. Ce qui dépend de nous" Pascal Chabot (philosophe belge, essai remarquable, percutant comme un bon chocolat belge !)
"Anatomie de l'oppression" Inna Schevchenko / Pauline Hillier (les 3 religions monothéistes et le corps féminin)
"Je vis pas ma vie, je la rêve" Jacques Higelin / Valérie Lehoux (ainsi que Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans et Flâner entre les intervalles)
"Le sexe et l'amour" Philippe Brenot



Sites :
"L'humour est la forme la plus saine de lucidité."
Jacques Brel


   Méditer, faire du yoga ou patati patata, c'est parfait. C'est ce qu'on appelle un "exercice spirituel", mais c'est après, dans la vie ordinaire avec ses "emmerdes", incertitudes et combats, que nous devrions en goûter les bienfaits. Y'a du pain sur la planche, camarade ! Ce que devrait être un cheminement spirituel d'après certains : une invitation à se désencombrer du mental, à purifier le coeur, ou encore un passage de l'antique "Connais-toi toi-même" à cet appel : "Oublie-toi toi-même". Faire route vers son être le plus profond et répondre ainsi, selon les termes de Khalil Gibran, à "l'appel de la Vie à elle-même".
   Ce qui doit nous guider, ce ne sont plus les attraits et les sentiments, mais le goût du bien, la beauté d'une vie transfigurée par la recherche de plus Grand que nous, que notre petit moi. Il suffit souvent de considérer nos attitudes, nos sympathies naturelles, pour reconnaître que nous en sommes loin. Moi y compris bien sûr (mais je me soigne !). Cette conversion de l'amour ne se fait pas facilement. Ce retournement suppose un véritable travail intérieur, un travail d'enfantement. Le monde des sentiments, des émotions, est l'un des plus secrets et des plus mystérieux qui soient. Un monde sur lequel bien peu d'entre nous sont lucides. Rares sont ceux d'entre nous qui ont conscience d'être menés par leur affectivité, leurs sentiments, leurs émotions. C'est pourquoi l'un des plus grands combats sur notre chemin spirituel, c'est de laisser venir à la lumière toute la haine et tout l'amour qui habitent notre coeur d'homme et de femme. Sacré boulot ou boulot sacré !

   Quand trop d'émotions nous assaillent, n'hésitons pas à nous mettre en mouvement. Bouger, c'est s'alléger !
   Pensée particulière pour Michel Cazenave, que nous avons accueilli avec grand plaisir à Quimper, et qui a rejoint l'Autre Monde....
    Belle entrée pour vous dans l'automne coloré,
   Jacques