mercredi 21 janvier 2026

 Newslaitue janvier 2026 - 166eme -

Bonsoir, Bonjour

« Le bonheur, ô ami, ne se trouve pas

           dans les choses ou les événements

              mais dans le regard que l'on porte sur eux. »

Parole soufie


    Bon, je vais pas vous rajouter des Voeux aux Voeux que vous recevez, entendez, accueillez depuis le 31 décembre ! Tout a déjà été dit mes amis.
   Par contre, j'ai décidé de vous confier quelques perles 2026 de début d'année, reçues de vous qui me suivez depuis 10, 15 années. Leurs auteurs nous disent l'essentiel de ce que je pensais vous écrire en janvier. Donc, je leur donne la parole. C'est la moindre des reconnaissances.
   Juste vous redire que je vous adore, avec vos hauts et vos bas, parce qu'on est pareils vous et moi : incomplets, imparfaits, en chemin, trébuchants mais en route...
   Soyez tendre et doux avec vous-même. Stop aux injonctions de tous bords. " Foutez-vous la paix " comme dit mon ami Fabrice Midal. Et vivez à plein régime pendant que vous êtes vivants, debout, en marche....

Chères amies, chers amis, 

La fin d’une année et le commencement d’une autre forment un seuil, un moment de transition.

Dans la mythologie romainece passage est placé sous le signe de Janusle dieu des portes et des commencements. On le représente avec deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir. Le premier invite à regarder en arrière : qu’avons-nous appris ? Qu’est-ce qui nous a traversés, nourris, parfois éprouvés ? Le second se tourne vers demain : quels désirs, quels élans, quelles graines souhaitons-nous semer ?

Ces deux regards sont précieux, mais ils peuvent aussi révéler nos pièges familiers : la tentation de rester accrochés à ce qui n’est plus, ou celle de vouloir contrôler ce qui n’est pas encore. Or le passé ne se défait pas, et l’avenir reste, par nature, imprévisible.

Janus est aussi le gardien des seuils. Comme toute porte, il sépare autant qu’il relie. Ce qui est derrière ne disparaît pas et peut même nourrir ce qui vient.

Entre ces deux visages, il existe un espace discret : celui de la présence. Un lieu où passé et avenir cessent de s’opposer. Un peu comme cet instant entre rêve et réveil, où l’on n’est plus pris dans la nuit, sans être encore happé par le jour. Un moment simple, gratuit, où l’on est là — avec le souffle, la lumière, le mouvement de la vie.

Alors, plutôt que de vouloir oublier l’année écoulée ou planifier à outrance la suivante, pourquoi ne pas habiter un instant ce seuil lui-même ? Respirer. Ressentir. Être là. Entre mémoire et projection, laisser une page blanche pour que le présent s’écrive.

Je vous souhaite, et nous souhaite à toutes et tous, une année traversée de tendresse, de justice, de lumière… et de joies.

Ilios Kotsou



Imagine …

Imagine que … tous les distributeurs de billets disparaissent du paysage urbain,

que la crypto-monnaie se généralise, avec son air de complotiste,

que les banques, l’une après l’autre, soient en cale-sèche,

que le droit soit, encore davantage, ramené à la seule « loi du plus fort ». 

que ce soit partout le règne du talion : oeil pour oeil, dent pour dent… vengeance généralisée…

imagine que les cow-boys, sans peur et sans reproche, soient de retour et le ku klux klan à la commande

imagine qu’il suffirait d’un regard  mal interprété pour « exploser » l’inconnu

imagine que le jeu soit devenu le seul maître à bord

imagine que l’image s’autosuffise

image’gin (alcool  décidément trop fort)

imagine que … la coupe est pleine.

Imagine que les mots, l’un après l’autre, s’effacent du dictionnaire

Imagine qu'il n'y ait plus ni respect ni retenue

Imagine que la drogue soit cotée en bourse

imagine le journal au plus offrant, l’opinion téléguidée !

imagine que le rire soit interdit.  Ou encore le silence !

Imagine que l'eau manque au robinet.

Imagine un monde de robots, sans les 3X8, sans repos

imagine les tours de Manhattan en flammes.

Imagine le delta du Gange à la dérive

Imagine qu'on cesse de dire  comme le père de Camus : « Un homme, ça s’empêche »

Imagine qu'il n'y ait plus de limite à rien

imagine le tout possible.

Imagine un black-friday permanent

imagine la terreur silencieuse,

mais imagine encore le possible d'un inédit.

Imagine encore le sursaut de la confiance.

Imagine un cœur qui s’ouvre comme un regard

imagine un être qui s’émerveille

Imagine la joie d’un  nouvel éveil.

Imagine la joie transfigurante,

imagine le pari de la solidarité,

imagine l’a-venir en forme de neuf,

imagine les solidarités, tiens, ce radeau de fortune fabriqué par les fourmis pour dominer  les flots.

Imagine ce qui se dirait-là, entre la poire et le fromage, dans l'arche de Noé…

 

Le monde se met à flotter. Imparable.

Ça tangue.

Souquez ferme ! Et encore !…

Ramez vers la profondeur, qu’il disait, en un grand rire

bien sûr que les tempêtes se lèvent,

Plus que jamais et pour longtemps

 

On dit pourtant qu’au point central du cyclone règne un grand calme.

Imagine alors le geste à faire, ce tout petit geste,

infime, encore à poser, qui réjouirait le ciel,

si loin, si proche : une musique, un chant d’oiseau.

Le vol d’un machaon en toute splendeur.

L’envol d’un écureuil d’un arbre à l’autre.

 

Et puis une main sur ton épaule qui te lance en-avant.

Et tu y vas…

                                               Joseph THOMAS



«Soyez comme l'oiseau posé pour un instant 
sur des rameaux trop frêles,
qui sent plier la branche et qui chante pourtant,
sachant qu'il a des ailes.»
Victor Hugo


Enlivrez-vous
"Contes de la gloire beatnik" Ed Sanders (réaliste et décoiffant... Utopie, poésie, euphorie, quel bel avenir !...)
"Trente Millions d'orgasmes. La vie sexuelle des animaux" Minh Tran Huy et Jul (document aussi savant qu'hilarant entre l'autrice et le dessinateur!)
"Le Droit à la paresse" Paul Lafargue (appelle la paresse à devenir le baume de nos angoisses humaines... A méditer ! 5 euros, pas cher !)
"Eloge du risque" Anne Dufourmantelle (la liberté consiste à prendre des risques : penser par soi-même, déplaire, aller à contre-courant,...)
"Passagères de nuit" Yanick Lahens (et au bout, le chemin de la joie...)

Musiques
"Songs for Nina and Johanna" James Yorkston (voix rugueuse du folkeux écossais, soutenue par les tonalités douces de ses invitées suédoises = subtile élégance)
"Rainy Sunday Afternoon" The Divine Comedy (magnifiques envolées orchestrales = douillet comme un après-midi au coin du feu !)
"Una lunghissima ombra" Andrea Laszlo De Simone (pop à la fois symphonique et intimiste, joyeuse et nostalgique, donc totalement hors du temps !)
"Chant Song" Mathias Lévy (pour nous émerveiller, émouvoir ou réconforter...)
"Doppelgänger. Songs by Schubert & Schumann" Jonas Kaufmann, Helmut Deutsch (le ténor bavarois, l'un des plus grands du moment, ne semble plus faire qu'un avec son indéfectible pianiste !)


" Les âmes ne sont pas vaincues par les armes, 
mais par l'amour et la générosité. " 
Spinoza


" Les rêves d'enfant sont des lumières /
que l'on restaure /
dans les nuits d'hiver "
Marion Fritsch, jeune poétesse très populaire sur Instagram

Allons-nous revoir après la mort ceux que nous avons aimé ici-bas ?...
Même l'hiver a des airs de caresse...
Bises, hugs, voeux sincères,
Jacques

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire